Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
«Vie cruelle et injuste»... Le FC Nantes pleure en silence à la Jonelière

Disparition de Sala: «Vie cruelle et injuste»... Nantes pleure en silence son «Emi» à la Jonelière

FOOTBALLLes Canaris ont effectué leur première séance d'entraînement depuis le drame devant plus de 300 supporters...
David Phelippeau

David Phelippeau

L'essentiel

  • Il régnait une ambiance pesante ce jeudi après-midi à la Jonelière où supporters et joueurs étaient réunis autour d’une même douleur.
  • Vahid Halilhodzic et Valentin Rongier ont appelé à être solidaires et à croire au miracle.
  • Pendant la séance, la police de Guernesey annoncé la fin définitive des recherches de l’avion transportant Emiliano Sala.

Unis pour faire face à la douleur. Face à une indicible souffrance. Trois jours après la disparition de l’avion dans lequel se trouvait Emiliano Sala, joueurs et supporters étaient réunis ce jeudi après-midi à la Jonelière. Dans une atmosphère pesante, peu avant 16 heures, les Canaris, visage fermé et les yeux rougis pour beaucoup, se sont dirigés vers les quelque 300 fans ayant pris place dans l’espace qui leur est réservé. « On vous demande d’être solidaires avec nous, d’être tous unis, et de respecter la famille qui, elle, refuse absolument de parler de deuil et nous demande de continuer d’y croire, déclare, la voix chevrotante, le capitaine Valentin Rongier. C’est pour ça qu’on ne va pas faire de minute de silence ou de minute d’applaudissement, parce qu’on a encore de l’espoir. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

C’est sensiblement le même message que le président Kita et Vahid Halilhodzic ont transmis à tous les salariés du club qui s’étaient réunis au centre du terrain quelques minutes avant. Les deux hommes ont appelé à une grande « solidarité ». « Un miracle peut se produire », lance, très ému, le président nantais. « Gardons espoir… », c’est le message inscrit à côté du visage de Sala sur un grand poster à l’entrée de la Jonelière et martelé par l’ensemble du club.

Un silence de cathédrale

Devant une quarantaine de journalistes, la séance se déroule dans un silence assourdissant. Seules quelques consignes de Vahid Halilhodzic et quelques cris de joueurs résonnent à la Jonelière. Vers 16h30, la nouvelle tant redoutée tombe : les recherches pour retrouver l’avion de l’Italo-Argentin sont définitivement stoppées. Vers 17h20, fin de l’entraînement. Joueurs et staff vont saluer une deuxième fois les fans. Tête basse, ils rejoignent ensuite le vestiaire sans un mot. Seul Vahid Halilhodzic, prévenu de l’arrêt des recherches par l’attachée de presse, se présente, livide, devant les médias. Avec des trémolos dans la voix, il lance : « Vous savez, c’est difficile de parler de cela, c’est un moment terrible, on est tous choqués. L’espoir, est-ce qu’il est mince ou non ? Je ne sais pas, mais on attend toujours une surprise, j’espère qu’elle arrivera très prochainement. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Coach Vahid boit une gorgée d’eau et poursuit avec des sanglots dans la voix : « Pour moi c’est peut-être le moment le plus difficile de ma vie sportive. J’en ai connu d’autres, mais sportivement, ça m’a perturbé complètement. Dans les visages, il y a des pleurs, de la tristesse partout. […] C’est la vie, elle peut être cruelle et injuste. Mais ce n’est pas normal, ça… » Au même moment, dans l’intimité du vestiaire, les joueurs apprennent que les recherches de l’avion qui transportait Emiliano Sala sont abandonnées.