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« Dofus fait partie du patrimoine français du jeu vidéo » : 25 ans plus tard, le jeu séduit toujours
Made in France•« Dofus » le jeu vidéo multijoueur du studio français Ankama, fête ses 25 ans. Après un quart de siècle, il attire encore des milliers de joueurs grâce à sa communauté et son univers uniqueTom Comminge
L'essentiel
- «Dofus », jeu vidéo français créé par le studio Ankama il y a vingt-cinq ans en 2001, continue de séduire grâce à « une immense communauté, principalement franco-française ». Le jeu s’appuie aussi sur son « côté transgénérationnel » permettant aux parents qui ont découvert le jeu à sa sortie de jouer avec leurs enfants.
- Le succès et la longévité du jeu reposent sur son identité visuelle forte et sa capacité d’adaptation. « Les joueurs d’il y a 25 ans n’ont pas les mêmes attentes et ne jouent pas de la même manière que ceux d’aujourd’hui », ce qui pousse Ankama à faire évoluer constamment les mécaniques de jeu.
- Pour célébrer ses 25 ans et assurer son avenir, Dofus se tourne vers l’aspect compétitif avec la première édition du SpeedRush, un tournoi qui « touche toute la communauté, professionnelle ou amateur » et qui a proposé une récompense record de 180.000 euros.
Une perle rare du jeu vidéo français. Il y a vingt-cinq ans, en 2001, Dofus sortait de terre. L’idée d’Ankama, studio derrière le jeu, était simple : créer un jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG pour les puristes) mêlant combat stratégique et exploration en monde ouvert. Remis au goût du jour à deux reprises en 2009 et 2024, le titre continue d’animer des milliers de joueurs à travers le monde.
En février dernier, le jeu réunissait plus de 200 000 gamers, des chiffres similaires à l’année 2025 sur la même période. Dofus séduit toujours autant même après 25 ans. Une longévité félicitée par Pauline Plaisant, directrice de la stratégie du groupe Ankama. « Dofus fait partie du patrimoine français du jeu vidéo. » Mais alors comment le studio a-t-il entretenu la flamme d’une licence avec autant de bouteille ? La communauté autour du jeu y est pour quelque chose.
« Une immense communauté s’est formée »
Au lancement de Dofus sur les ordinateurs, le jeu n’avait pas pour objectif de marquer l’industrie française. « De sa sortie à aujourd’hui, ce qui nous surprend le plus, c’est vraiment l’ampleur qu’a prise le jeu par rapport à l’ambition initiale, souligne Pauline Plaisant. Une immense communauté, principalement franco-française, s’est formée. » D’après la directrice de la stratégie du groupe Ankama, Dofus a réussi à toucher les joueurs grâce à son univers vivant, ses mécaniques de jeu efficaces et son identité graphique forte.
« Quand on voit une image du jeu, pour les joueurs aguerris, ils savent que c’est « Dofus ». On veut absolument garder cet ADN, tout en le faisant évoluer pour qu’il corresponde aux codes actuels. »
Sa longévité a aussi permis de toucher de nouveaux publics. « Dofus a un côté transgénérationnel, ajoute Pauline Plaisant. Les joueurs qui ont commencé à jouer à Dofus, il y a presque 25 ans, aujourd’hui sont devenus parents et jouent avec leurs enfants. Le fait d’avoir toujours gardé notre ADN, ça nous permet de continuer à séduire les expérimentés, et que ces derniers fassent découvrir le jeu aux novices. » Même si sa communauté reste majoritairement francophone, le jeu d’Ankama s’est également ouvert à l’international, notamment en Amérique latine. De quoi augmenter davantage son impact et sa durée de vie.
Dofus a évolué et s’est adapté à sa période
Pour répondre à un secteur en constante évolution, l’équipe d’Ankama a misé sur l’innovation. « Les joueurs d’il y a 25 ans n’ont pas les mêmes attentes et ne jouent pas de la même manière que ceux d’aujourd’hui, explique Pauline Plaisant, directrice de la stratégie du groupe Ankama. Pour un jeu avec autant d’existence, c’est toujours compliqué d’évoluer avec son temps. Mais pour moi, c’est plus avec la profondeur de l’univers qu’on a fait la différence. Les personnages, les mécaniques de jeu qu’on réajuste, les environnements, on a pensé chaque détail pour que le jeu vieillisse bien. »
Les actualités jeux vidéoAnkama annonce même travailler sur de nouvelles évolutions de gameplay d’ici la fin d’année. L’idée est notamment de rendre le jeu plus dynamique. « Dans Dofus, on a des quêtes avec des passages de texte qui font des milliers de caractères, mentionne Pauline Plaisant. Aujourd’hui, il faut forcément qu’on aille un petit peu plus droit au but. C’est aussi pour ça qu’on lance parfois des serveurs contemporains qui permettent de tester d’autres mécaniques de jeu. Allier la continuité et l’innovation, c’est vraiment un challenge tous les jours. »
L’avenir de Dofus semble aussi se tourner vers l’aspect compétitif, notamment avec la première édition du SpeedRush pour fêter ses 25 ans. « Nous avons notre scène Esport traditionnelle de combat, déclare Bruno Vicaire, Influence & Esport Manager d’Ankama. Mais cette compétition correspond parfaitement à ce que les joueurs vivent au quotidien dans le jeu. Il touche toute la communauté, professionnelle ou amateur. » Le tournoi a dépassé les attentes. Il a proposé une récompense de 180 000 euros, une somme record obtenue en grande partie avec l’achat de packs dédiés à la compétition.



















