Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Paris La Défense Arena est-elle la meilleure salle pour un tournoi Esport ?

Paris La Défense Arena est-elle la meilleure salle pour un tournoi Esport ?

stade xxlAprès le succès du Major de Paris de « Rocket League », Paris La Défense Arena va-t-elle devenir le nouveau standard des grandes compétitions Esport ? Entre gigantisme, spectacle et enjeux économiques, la salle intrigue autant qu’elle fascine
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • Paris La Défense Arena, la plus grande salle indoor d’Europe, accueille en 2026 deux Majors Esport : « Rocket League » (22-24 mai) et « Call of Duty » (26-28 juin), avec une capacité d’au moins 13 000 personnes et des possibilités techniques exceptionnelles pour « en mettre plein les yeux ».
  • Pour Blast, l’organisateur du Major de « Rocket League », c’est « le plus gros tournoi de l’histoire de la scène Esport du jeu. C’était un vrai défi ». Cette compétition s’ajoute au succès des Mondiaux 2025 à Lyon où « la salle était pleine à craquer, c’était historique ».
  • L’ambition de remplir une salle de cette envergure représentait un enjeu économique majeur car « ça demande beaucoup de travail et d’argent ». Blast « devait à tout prix remplir la salle et être rentable », avec comme objectif d’offrir aux spectateurs « une expérience de malade ».

À l’heure où l’Esport commence doucement à s’imposer à l’échelle mondiale, certaines infrastructures semblent taillées pour accompagner cette mutation. C’est le cas de Paris La Défense Arena, la plus grande salle indoor d’Europe. En 2026, celle-ci est mise à l’honneur à deux reprises pour des événements Esport : le Major de Rocket League (22 au 24 mai) et le Major de Call of Duty (26 au 28 juin). Ces deux compétitions mondiales sont des rendez-vous majeurs chaque saison.

Blast, l’un des organisateurs d’événements Esport les plus influents, était à la baguette du Major de Rocket League. Son CEO, Robbie Douek, s’est confié sur son excitation d’avoir organisé un tel tournoi. « C’est le plus gros tournoi de l’histoire de la scène Esport du jeu. Ça représentait un vrai défi. » Avec cette compétition, l’ambition de Blast était claire : faire entrer le jeu vidéo compétitif dans une nouvelle dimension.

Paris La Défense Aréna, une envergure qui fait rêver

Premier atout : sa capacité. Là où des salles comme l’Accor Arena ou la LDLC Arena de Lyon ont déjà prouvé leur efficacité, Paris La Défense Arena va plus loin. « Quand on m’a annoncé cette salle, j’ai dit : oula, c’est grand, confie Robbie Douek. Mais une telle opportunité on ne pouvait pas passer à côté. On a pu accueillir plus de 13 000 personnes ». La taille de la salle répond directement à une demande croissante, notamment sur des jeux comme Rocket League, dont un tiers de la communauté est français d’après Robbie Douek.

Mais au-delà des chiffres, c’était l’expérience qui était au cœur du débat. Pour des tournois de cette envergure, « l’objectif était d’offrir aux spectateurs un moment inoubliable, ajoute Robbie Douek. Les gens devaient se dire, j’ai eu une expérience de malade ». Dans cette optique, Paris La Défense Arena a garanti une scénographie hors norme, avec des dispositifs techniques uniques. « La salle nous a permis d’en mettre plein les yeux. Nous avons conçu une scène à 360° totalement immersive, ponctuée d’impressionnants effets pyrotechniques, ainsi que des conceptions sonores et visuelles de classe mondiale. Ces installations ont transformé l’arène en fief de Rocket League le temps d’un week-end. C’est clairement l’un des meilleurs stades d’Europe pour des événements Esport de ce calibre. »

Un spectacle à la hauteur… mais à quel prix ?

L’envergure de la salle est un gros avantage, mais elle a un coût. « Les infrastructures proposées, que ce soit le son ou la lumière, sont idéales, souligne Robbie Douek. Il y avait aussi le dispositif de sécurité à prendre en compte ainsi que l’organisation pour l’expérience des spectateurs et des joueurs. Ça demande beaucoup de travail et d’argent. » Pour Blast, organiser un événement dans une telle enceinte impose une exigence maximale. « On devait à tout prix remplir la salle pour être rentable » explique Robbie Douek.

La rubrique Gaming

La réussite des compétitions repose donc sur un équilibre subtil entre ambition et réalisme. L’exemple de Lyon, à la LDLC Aréna lors des derniers Mondiaux de Rocket League, reste dans toutes les têtes. « La salle était pleine à craquer, c’était historique, mentionne Robbie Douek. Tous les feux étaient au vert, que ce soit l’impact économique massif et l’engouement populaire. » Ce succès a clairement pesé dans le choix de revenir en France, pays clé de l’Esport mondial. L’événement a également été félicité par le président Emmanuel Macron et la Ministre des Sports Marina Ferrari. Des signes plus qu’encourageants pour l’Esports World Cup, l’équivalent des Jeux olympiques des clubs, qui se déroulera à Paris du 6 juillet au 23 août prochain.