Roland-Garros : « Je ne pouvais plus manger à cause du stress », Chwalinska ne rêve que de vacances après sa défaite
tout lâcher•La Polonaise, exténuée par son superbe parcours Porte d’Auteuil, n’a pas pesé lourd face à Mirra Andreeva (6-3, 6-1). Une décompression qu’elle a vite senti venir sur le terrainJulien Laloye
De notre envoyé spécial à Roland-Garros,
Au fond de nous, on s’en doutait. L’histoire était dingue, presque encore plus dingue que celle de Loïs Boisson, qui n’avait pas eu besoin de passer par les qualifs l’an passé, mais voilà, Maja Chwalinska n’avait plus rien à offrir samedi en finale. Elle s’en est excusée avec le sourire sur le court - « Mirra était trop forte, désolé c’est un peu de sa faute » - et un peu moins devant les journalistes ensuite, consciente du monde qui la séparait d’Andreeva.
« J’ai vu que je n’avais pas de solutions »
Dès samedi samedi, lors de son échauffement, on avait pu remarquer que son coup droit d’attaque ne restait pas beaucoup dans le cours, et il est devenu son cauchemar dimanche, dans le vent tourbillonnant du Chatrier, après une matinée difficile sur le plan nerveux : « J’ai fait comme d’habitude, mais le stress était là, j’avais du mal à manger avant mes matchs cette semaine, je suis soulagé d’avoir fini le tournoi, je vais peut-être retrouver de l’appétit ».
Sur le match en lui-même, rien à se reprocher, juge-t-elle : « J’ai vu que je n’avais pas la solution. C’est une joueuse intelligente, vraiment très solide. Le vent était incroyable, mais j’admire la façon dont elle a géré ça, elle mérite sa victoire ». Maja, de son côté, mérite des vacances qu’elle attend avec impatience. A moins d’une très hypothétique wild-card octroyée par Wimbledon, elle sait qu’elle devra sans doute repasser par les qualifications à Londres, dans trois semaines.
« Le déclic arrive sans qu’on sache pourquoi »
Cela lui laisse le temps de se refaire la cerise et de réaliser qu’elle appartient à un autre monde, celui du top 20, des gros prize-money, et des plus grands tournois, auquel elle va goûter sans savoir si c’est pour toujours ou pour quelques mois, puisque la magie peut s’évanouir aussi vite qu’elle est apparue : « Ça fait 18 ans que je joue au tennis, et parfois le déclic arrive sans qu’on sache vraiment pourquoi. Je vais continuer à travailler dur, j’ai une bonne équipe, et je sais quelles sont mes priorités ». Là tout de suite, se reposer et ne pas voir le gazon anglais avant juillet.


















