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La tombeuse de Diane Parry n’avait pas de quoi payer son hôtel à Paris

Roland-Garros : Tombeuse de Parry, Madja Chwalinka « n’avait même pas de quoi se payer l’hôtel » pour rester à Paris

la belle histoireSortie des qualifications, la Polonaise n’escomptait pas du tout pareil parcours et a dû lancer un appel pour se faire payer ses nuits d’hôtel dans la capitale
Julien Laloye

J.L.

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Même dans ce Roland-Garros complètement barré, qui renvoie chaque joue un favori à la maison sans frémir des sourcils, le parcours de Madja Chwalinska mérite un aparté.

D’abord parce qu’elle joue un peu comme le Fabrice Santoro de la grande époque, une rareté sur le circuit féminin, et ensuite parce qu’elle revient de nulle part, première joueuse sortie des qualifs à se frayer un chemin en deuxième semaine depuis des lustres, après sa démonstration face à Diane Parry ce lundi.

Un chèque de 600.000 euros… après le tournoi

La jeune fille de 24 ans, un temps considérée comme une grande espoir au pays au même titre que Swiatek avant de s’éloigner du circuit pour surmonter un épisode dépressif, est la première à ne pas en croire ses yeux, évidemment. Elle n’avait pas prévu de rester si longtemps à Paris… et n’en avait pas franchement les moyens. Ainsi, après sa victoire au premier tour contre Sakkari, il a fallu se rendre à l’évidence : Chwalinska, dont les gains dépassent à peine 110.000 dollars depuis le début de la carrière, n’avait plus les moyens de se payer l’hôtel pour elle et son staff.

« Comme vous le savez, on ne touche le chèque de notre performance [600.000 euros pour tous les quarts de finaliste] seulement à la fin du tournoi, et là vraiment, je ne savais pas comment faire », a-t-elle expliqué devant la presse. Un appel discret, relayé par la presse polonaise, qui n’a pas tardé à fonctionner. C’est la compagnie locale de boissons énergétiques Oshee qui a proposé de régler l’addition jusqu’à la fin du parcours de la jeune femme.

Mauvaise nouvelle pour l’entreprise qui sponsorise également la reine Swiatek : il va falloir lui donner une rallonge pour deux nuits de plus, au moins. Car au vu de l’état physique précaire de Kalinskaya après sa victoire marathon contre Potopova un peu plus tôt, on a envie de miser gros sur Chwalinska et son jeu atypique pour rallier le dernier carré.