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Victor Wembanyama, une précocité jamais vue dans l’histoire de la NBA ?

Finales NBA : Victor Wembanyama, une précocité jamais vue dans l’histoire du basket ?

tu m’parles pas d’âgeA 22 ans, le pivot français des Spurs va débuter ses premières finales NBA contre les New York Knicks, dans la nuit de mercredi à jeudi (2h30). Avec l’envie de marquer l’histoire du basket par sa folle précocité
La grande histoire des Spurs de San Antonio
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Les finales NBA 2027 vont opposer les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama aux New York Knicks, avec un match 1 disputé dans la nuit de mercredi à jeudi (2h30, à suivre en live sur 20 Minutes) dans le Texas.
  • A 22 ans et pour ses premiers play-offs, le pivot français de 2,24 m gère de manière bluffante son rôle de leader au sein du deuxième plus jeune effectif parmi tous les finalistes dans l’histoire de la NBA.
  • Tombeur du grand favori OKC samedi, « Wemby » se retrouve en position de devancer les plus grandes légendes du basket au niveau de la précocité. Surtout en cas de première bague de champion d’ici deux semaines.

Les si excessifs fans des New York Knicks se souviennent-ils de l’accueil qu’ils avaient réservé à Victor Wembanyama pour son premier match au Madison Square Garden, le 8 novembre 2023 ? A chaque lancer franc tenté par un « Wemby » alors rookie, les New-Yorkais lançaient en boucle des « overrated, overrated » (« surcoté »). Un chant chambreur qui pourrait connaître un sacré effet boomerang dans les deux prochaines semaines, à l’occasion des finales NBA.

Car moins de trois ans après cette première difficile (14 points à 4/14 lors d’une rouste 126-105) dans la mythique salle de Manhattan, le pivot français porte l’équipe inexpérimentée des San Antonio Spurs (le deuxième plus jeune finaliste de l’histoire) aux portes du sacre suprême, dès les premiers play-offs de sa carrière. Une performance colossale, à seulement 22 ans, qui rend le coach des Knicks bien moins grande gueule que ses fans.

On avait laissé Victor Wembanyama en train de brandir fièrement son titre de MVP des finales de la conférence Ouest, samedi soir à Oklahoma City. On s'apprête à le retrouver dans la nuit de mercredi à jeudi pour le premier match des finales NBA face aux Knicks.
On avait laissé Victor Wembanyama en train de brandir fièrement son titre de MVP des finales de la conférence Ouest, samedi soir à Oklahoma City. On s'apprête à le retrouver dans la nuit de mercredi à jeudi pour le premier match des finales NBA face aux Knicks. - T. Gutierrez/AP/SIPA

« Le seul être humain qui ne peut pas être arrêté »

« Pour espérer limiter "Wemby", on doit essayer de le faire travailler le plus possible et on doit prier, explique Mike Brown. J’ai quelques amis moines, mais je ne peux pas m’adresser à eux, car il a déjà tout compris de cet aspect de la religion. » Comment « l’Alien » tricolore de 2,24 m a-t-il pu si vite passer d’un prospect au physique fragile, raillé par Shaquille O’Neal et avec d’indéniables failles dans son jeu, au joueur le plus craint par toute la Ligue des deux côtés du terrain sur ces play-offs 2026 ?

« J’ai tellement envie de gagner. C’est comme si ma vie en dépendait », a résumé l’intéressé avec passion, samedi soir, après l’exploit inattendu de son équipe : remporter un game 7 sur le parquet du Thunder de Shai Gilgeous-Alexander (103-111). Cette phrase dit tout du travail invisible et des sacrifices effectués par Victor Wembanyama sur les trois dernières années, notamment pour revenir au mieux de sa thrombose veineuse à l’épaule.

L’ancien ailier All-Star des Nets Richard Jefferson a récemment lancé dans le podcast Road trippin’show : « "Wemby" est actuellement le seul être humain sur la planète qui, quand il est à son max, ne peut être arrêté par personne. C’est un Shaq, c’est un LeBron, c’est un Steph à trois points. Quand il se met en route, on est tous là à le regarder. Moi, sur mon canapé, je suis aussi impuissant que les défenseurs sur le terrain ».

Grâce à sa superbe saison 2025-2026, Victor Wembanyama est en avance sur les temps de passage de quatre des principales icônes de l'histoire de la NBA.
Grâce à sa superbe saison 2025-2026, Victor Wembanyama est en avance sur les temps de passage de quatre des principales icônes de l'histoire de la NBA. - Sofascore / 20 Minutes

Une trajectoire à la Tim Duncan, ex-leader des Spurs

Même le champion en titre OKC l’a appris à ses dépens, lorsque le meilleur défenseur de l’année s’est mué en attaquant ultime sur le match 1, avec un récital à 41 points et 24 rebonds. Véritable guide/leader de son équipe, « Wemby » l’a transcendée en 2026, au point de la faire passer de la 14e puis 13e équipe à l’Ouest (en 2024 et 2025) au champion d’une conférence ultra-concurrentielle. Alors que les finales NBA débutent dans la nuit de mercredi à jeudi (2h30, à suivre en live sur 20 Minutes) dans le Texas, on peut s’interroger sur la place de ce run de play-offs dans l’histoire des masterclass de précocité en NBA.

Côté Frenchies (et Spurs), l’homme aux quatre bagues de champion Tony Parker était certes sacré à 21 ans, dès sa deuxième saison aux Etats-Unis (en 2003). Mais il était alors dans l’ombre de Tim Duncan (14,7 points en play-offs, contre 24,7 pour Duncan), là où Wembanyama est l’incontournable boss des Spurs (23,2 points, tandis que Stephon Castle est à 19,2). Tim Duncan était justement dans la configuration de « Wemby », en étant sacré champion en 1999… contre New York, en tant que « go to guy » de San Antonio (lui aussi 3e au vote du MVP de la saison), à 23 ans, au bout de sa deuxième saison dans la Ligue.

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Bien sûr, le sacre en 1980 d’un Magic Johnson rookie de 20 piges, avec bonus MVP des finales, reste un exploit encore plus dingue. Mais ça remonte à une NBA d’un autre temps, et cette perf est aussi liée à la blessure de Kareem Abdul-Jabbar durant les finales, alors que Magic n’était « que » le 4e scoreur des Lakers cette saison-là. C’est un peu la même chose pour Kobe Bryant, double champion NBA avant ses 22 ans (sur ses 4e et 5e saisons), mais à ce moment-là encore deuxième option à L.A. derrière Shaquille O’Neal.

James et Jordan ont eu leur bague à 27 et 28 ans

Il convient de mentionner LeBron James, « sweepé » (0-4) sur les finales de 2007 contre les Spurs de « TP », à 22 ans, au bout de sa 4e et non 3e saison NBA. « King » James a finalement dû attendre d’avoir 27 ans pour devenir champion, contre 28 ans pour le GOAT Michael Jordan (7e saison).

Notre dossier sur Victor Wembanyama

Opposé aux Knicks, « Wemby » a donc une opportunité en or de laisser ces deux principales légendes dans le rétro sur un temps de passage majeur, après avoir perdu l’intégralité des cinq grandes finales de sa carrière jusque-là. Ajoutez à cela le titre de rookie de l’année 2024, le « DPOY » 2026, son statut de plus jeune meilleur contreur de l’histoire, cette troisième place au vote du MVP 2026 ou encore le récent trophée de MVP des finales de la conférence Ouest… Pas si mal pour un jeune talent « surcoté », non ?