JO d’hiver 2030 : « Il ne sait pas de quoi il parle… » Muselier recadre Ciotti suite à la délocalisation du pôle glace
Nice hors-Jeux•Le président de la région Sud, Renaud Muselier, a contre-attaqué et justifié l’éviction de Nice de la carte des Jeux d’hiver 2030, après les déclarations d’Éric CiottiQ.B.
Renaud Muselier remet les pendules à l’heure. Alors qu’Éric Ciotti dénonce « un choix politicien » suite à l’annonce du rapatriement des épreuves de glace des JO d’hiver 2030 à Lyon, le président de la région Sud a tenu à rectifier un certain nombre de choses ce lundi lors d’une conférence de presse.
« Personne n’a abandonné Nice par confort ou punition. Personne, souligne-t-il. Depuis l’élection du nouveau maire, les équipes techniques ont tout tenté, absolument tout tenté. » Mais Éric Ciotti s’est fermement opposé à l’adaptation temporaire de l’Allianz Riviera pour le hockey sur glace, et les alternatives proposées n’ont pas donné satisfaction.
La Fédération internationale de hockey sur glace « a rappelé un principe essentiel : on ne sépare pas les compétitions masculine et féminine de hockey comme on déplace les lignes sur une carte », poursuit Muselier. Dans ces conditions, impossible que Nice garde ne serait-ce que le hockey féminin. L’unité du pôle glace étant particulièrement stratégique, Nice a finalement perdu l’ensemble des épreuves qu’elle devait accueillir.
« Il ne sait pas de quoi il parle »
« On ne recompose pas une carte olympique contre les règles du CIO et les fédérations internationales, souligne le président de région. On ne peut pas vouloir la lumière des Jeux et s’étonner ensuite des règles qui les rendent possibles. Ce qui vient de se produire est un gâchis, immense. […] La déception est immense car l’histoire olympique ne repasse jamais deux fois. »
Renaud Muselier a glissé quelques tacles au maire de Nice au passage. « Il ne sait pas de quoi il parle depuis le début », a-t-il lâché, en ajoutant plus tard : « Moi je ne me victimise pas, contrairement à d’autres. »
Lyon devrait ainsi récupérer le hockey sur glace, le patinage artistique, le curling et le short-track. Le 50-50 entre les deux régions hôtes, principe fondamental du projet, vole ainsi en éclat. « On perd 19 médailles », regrette Renaud Muselier : 33 seront décernées dans la région Sud, à Serre-Chevalier et Montgenèvre, au lieu de 52.
L’incertitude demeure sur la cérémonie de clôture, qui était elle aussi prévue à Nice. « On n’en a pas du tout parlé avec les instances olympiques. Combien de personnes, quel coût, quelles recettes ? J’aimerais bien la récupérer (dans la région Sud) mais il faut être malin, je ne suis pas sûr qu’on trouve les solutions. C’est un peu complexe », admet Muselier.



















