Le mouvement « Black Lives Matter » proposé pour le prix Nobel de la paix

MILITANTISME Le mouvement de lutte contre les inégalités raciales a pris une ampleur considérable sur les réseaux sociaux et les grandes plateformes en 2020

H. B. avec AFP
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Des manifestants à Paris, pour dénoncer les violences policières en France, brandissant des pancartes Black Lives Matter.
Des manifestants à Paris, pour dénoncer les violences policières en France, brandissant des pancartes Black Lives Matter. — ISA HARSIN/SIPA

Ça a été l’un des hashtags les plus populaires échangés sur les réseaux sociaux en 2020. Le mouvement contre les inégalités raciales « Black Lives Matter » ( #BlackLivesMatter), qui a été ravivé l’an dernier par la mort de l’Américain noir George Floyd, a été proposé pour le prix Nobel de la paix par un parlementaire norvégien.

Fondé en 2013 aux Etats-Unis, le mouvement « est devenu l’un des plus puissants mouvements mondiaux de lutte contre l’injustice raciale », a déclaré samedi Petter Eide, député de la Gauche socialiste (SV). « Il a débuté il y a quelques années aux États-Unis […] puis s’est étendu à de nombreux autres pays, renforçant la prise de conscience sur l’importance de la lutte contre l’injustice raciale », a-t-il poursuivi.

Le mouvement « a ouvert le débat et attiré l’attention dans de nombreux pays »

Après la mort de George Floyd, un Américain noir tué par un policier blanc en mai 2020 aux Etats-Unis lors d’une arrestation par la police, « Black Lives Matter » a interpellé de nombreuses institutions dans le monde pour réclamer du changement et une meilleure représentation. Selon Petter Eide, il « a ouvert le débat et [attiré] l’attention dans de nombreux pays ».

Des dizaines de milliers de personnes (parlementaires et ministres de tous les pays, anciens lauréats, certains professeurs d’université, etc.) sont habilitées à soumettre une candidature au Nobel de la paix. On sait ainsi que le fondateur controversé de Wikileaks Julian Assange, un trio d’opposantes bélarusses mené par Svetlana Tikhanovskaïa, des organisations œuvrant pour la vaccination (Cepi et Gavi) ou la liberté de la presse (RSF et le CPJ), le réseau international de « fact-checkers » IFCN ou encore l’ex-président américain Donald Trump ont aussi été proposés.