New York : Le slogan « Black Lives Matter » peint en géant devant la Trump Tower

TROLLING Le maire de New York voulait passer un message au président américain.

20 Minutes avec AFP

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Le maire de New York Bill de Blasio, le révérend Al Sharpton et des militants ont peint le sloggan «Black Lives Matter» devant la Trump Tower, à Manhattan, le 9 juillet 2020.
Le maire de New York Bill de Blasio, le révérend Al Sharpton et des militants ont peint le sloggan «Black Lives Matter» devant la Trump Tower, à Manhattan, le 9 juillet 2020. — The Journal News-USA TODAY NETWO/SIPA

Donald Trump ne peut pas rater les lettres jaunes géantes sur la chaussée. Le slogan « Black Lives Matter » a été peint juste devant la Trump Tower, à Manhattan, jeudi, à l’initiative du maire démocrate de la ville, six semaines après la mort de George Floyd. Un pied de nez au président américain, qui avait qualifié « Black Lives Matter » de « symbole de haine » après une opération similaire devant la Maison Blanche, à Washington le mois dernier.

C’est la prestigieuse avenue new-yorkaise qui s’est parée aux lettres du mouvement, sous les regards de nombreux de photographes et télévisions. A la fin du marquage, le maire très à gauche Bill de Blasio est venu ajouter quelques touches de jaune, avec d’autres responsables dont le révérend Al Sharpton, figure de la lutte pour la justice raciale. Le 1er juillet, le maire avait expliqué qu’il voulait ainsi que le président républicain entende « trois mots pour lesquels il n’a jamais montré aucun respect. A chaque fois qu’il revient dans ce qu’il appelle sa ville, on lui rappelle que Black Lives Matter ».

« Un symbole de haine », selon Trump

Donald Trump n’a pas immédiatement réagi. Début juillet, il avait tweeté que la police ne devrait « peut-être » pas laisser apposer « ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise ». Les quelques policiers présents jeudi ont assisté sans un mot à l’opération.

L’ex-magnat de l’immobilier new-yorkais habitait dans un triplex au sommet de ce gratte-ciel proche de Central Park jusqu’à son départ pour la Maison Blanche en janvier 2017. Depuis novembre 2019, il a fait de son complexe hôtelier de Mar-a-Lago, en Floride, sa résidence officielle, abandonnant une ville largement hostile à sa présidence.