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Le « but de malade » d’Aubameyang ne surprend personne à l’OM

OM – Ajax Amsterdam : « Un but de malade » et un triplé pour un match de grande classe d’Aubameyang

FOOTBALLL’attaquant de l’Olympique de Marseille Pierre-Emerick Aubameyang, très critiqué depuis son arrivée, a inscrit un triplé dont un magnifique retourné pour offrir la victoire aux siens contre l’Ajax Amsterdam
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille s’est imposé 4 buts à 3 face à l’Ajax Amsterdam jeudi soir au stade Vélodrome lors de la 5e journée de Ligue Europa.
  • Pierre-Emerick Aubameyang, très critiqué depuis son arrivée à l’OM, a fait taire ses détracteurs en inscrivant un triplé, dont le dernier penalty pour offrir la victoire à son équipe.

Au stade Vélodrome,

D’abord le visage masqué et la retenue, avant un geste de torero et l’hommage à son coéquipier, et enfin un large sourire après son geste signature, le sombrero. L’attaquant de l’Olympique de Marseille, Pierre-Emerick Aubameyang est passé par tous les stades jeudi soir lors des célébrations des trois buts qu’il a inscrit jeudi soir au Vélodrome pour offrir la victoire à l’OM face à l’Ajax Amsterdam (4-3) en Ligue Europa.

Il a d’abord rapidement fait taire les quelques sifflets à l’énonciation de son nom lors de la présentation des équipes par le speaker, en transformant tranquillement un penalty obtenu par Sarr (10e), avec un plat du pied en contre-pied tout en maîtrise. Puis un visage fermé, et revanchard comme pour rappeler qui il est, en guise de première « célébration » qui n’en était pas vraiment une.

« Plus jamais je mange de sandwich au risque de rater des buts magnifiques »

Avant de gratifier le Vélodrome d'une petite merveille dont lui seul, et quelques autres artistes de sa trempe, ont le secret. Un magnifique retourné autant en acrobatie qu’en maîtrise pour faire exploser tout le stade et même faire lever la tribune presse. Sauf ce malheureux photographe, encore dans le tunnel en train de finir son burger au moment où Aubameyang s’élevait dans les airs : « Plus jamais je mange de sandwich au risque de rater des buts magnifiques », en riait-il encore jaune au moment de quitter le stade.

Amine Harit, à l’origine de la passe décisive est par contre beaucoup mieux placé pour vous raconter :

« Franchement, c’est un but de malade. De très grand attaquant qu’il est. En plus c’est quelque chose dont on a parlé ensemble. D’habitude quand on centre, on centre fort en retrait ou premier poteau. Sur la passe à Jo [Jonathan Clauss], je le vois un peu, je me dis qu’il faut que je la pique au deuxième. Franchement le but qu’il met, il n’y en a pas beaucoup qui peuvent le mettre. C’est bon pour lui, pour la confiance et ce qu’il peut nous apporter par la suite ». »

Complices sur le terrain, et raccords en interview, puisque le héros du soir a confié la même histoire ou presque au micro de Canal+ : « Franchement ca fait plaisir. On a regardé le match d’Arsenal ensemble avec les gars, il y a eu un but un peu similaire avec un ballon piqué au deuxième poteau. Et ce matin j’ai dit à Amine Harit "Ouais pourquoi tu ne centres pas au deuxième ? Tu mets un piquet, ils sont tous en train d’aller au premier". Et il m’a dit "tu sais quoi, j’ai pensé à ça, je te la mets". Et après, c’est l’instinct ».

« Dans le groupe, on n’a pas été surpris »

Et c’est finalement dans le temps additionnel qu’Aubameyang s’est libéré, autant qu’il a délivré le Vélodrome après trois égalisations de l’Ajax vécues comme trois douches froides. Une nouvelle fois sur un penalty obtenu par Sarr, tiré avec le même aplomb que le premier (90+3). Avec enfin un joli sombrero, et un large sourire pour fêter ça, Aubameyang venait de se débarrasser de ce poids du buteur en manque de réussite.

Cela faisait près de deux mois et la victoire contre Le Havre (3-0) que la réussite le fuyait. Mais chez ses coéquipiers, personne ne s’en est vraiment inquiété, pas plus qu’ils sont étonnés de sa prestation de jeudi soir, à l’image de son capitaine Geoffrey Kondogbia : « Ce n’est pas aujourd’hui qu’on découvre Aubam, dans le groupe on n’a pas été surpris. On connaît sa qualité, on sait ce qu’il nous apporte. On le côtoie au quotidien, il est libéré, il sait ce qu’il doit faire. Il y a des hauts et des bas, comme tout le monde, rien de plus rien de moins »,

Mais comme son équipe, Aubameyang performe plus sur la scène européenne, avec son septième but jeudi soir, contre un seul en Ligue 1. L'ovation du public et les embrassades avec ses coéquipiers à l’issue de la victoire devraient le rebooster, autant que son splendide retourné va faire taire les sifflets, au moins jusqu'à dimanche et la réception de Rennes.