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Un « dialogue » et « des avancées » entre club et supporters des Girondins

Girondins de Bordeaux : Un « dialogue » et « des avancées » entre le club et les supporters

FOOTBALLPour la première fois depuis de très nombreux mois, il y a eu des signaux d'apaisement entre les deux parties
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Ce mercredi, la mairie de Bordeaux a réuni club et supporters lors d’un comité de conciliation pour tenter de trouver une solution dans le conflit qui oppose les Ultramarines et la direction des Girondins.
  • Pour la première fois, il y a eu un dialogue entre les deux parties et même quelques avancées au sujet du logo du club ou des conditions de sécurité des supporters dans le stade.
  • La direction du club a également promis de tout faire pour obtenir une prise de parole de King Street, le fonds d’investissement américain du club. Celui-ci ne s’est jamais exprimé publiquement depuis le rachat des Marine et Blanc en 2018

Trois heures. Voilà le temps de la troisième réunion du comité de conciliation dédiée aux Girondins, organisée par la mairie de Bordeaux. Un détail peut-être, mais pas anodin du tout puisque lors de la dernière entrevue en octobre 2020 les représentants des Ultramarines, le plus grand groupe de supporters bordelais, avaient quitté la table au bout de seulement quelques minutes. Ce mercredi, ils étaient bien de retour, en l’absence du PDG du club Frédéric Longuépée et de son bras droit, Arnaud Poupard, le M. sécurité des Marine et Blanc.

« Il y a eu un dialogue donc c’est déjà une avancée, salue Florian Brunet le porte-parole des Ultramarines, cela a été vivant mais on n’a rien lâché et on va dire qu’il y a des ouvertures ». De son côté, la mairie parle d’une réunion qui s’est déroulée dans « un climat apaisé et constructif ». C’est la première fois depuis le début du conflit entre la direction du club et les supporters qu’un discours aussi positif est tenu.

Alors quelles sont ces avancées ? La première porte sur le nouveau logo du club tant décrié cers derniers mois. Alain Giresse, coprésident de ce comité de conciliation avec le maire Pierre Hurmic, a notamment pris la parole à ce sujet. Le club a proposé aux Ultramarines de travailler sur un logo spécial pour les 140 ans des Girondins qui seront fêtés à l’automne prochain. Mais pour l’instant, il n’est pas du tout question de remplacer l’actuel logo du club par un autre selon le club. La mairie, elle, évoque des discussions à venir sur le nom et le logo du club.

L'actuel logo des Girondins de Bordeaux.
L'actuel logo des Girondins de Bordeaux.  - NICOLAS TUCAT / AFP

Bientôt une prise de parole de King Street ?

Au cours de cette réunion où étaient présents quelques anciennes gloires des Marine et Blanc (Laslandes et Grenet), le club était représenté par son directeur des opérations Ulrich Ramé et son directeur général, Thomas Jacquemier. Les Ultramarines tiennent d’ailleurs à saluer l’attitude de ce dernier en écho à celle de Frédéric Longuépée : « Il a été bien. On a trouvé avec lui un interlocuteur humain et respectueux qui nous écoute. Après c’est toujours pareil, on attend des actes et plus des belles paroles. »

Lors de cette réunion, Thomas Jacquemier « a promis de tout tenter pour faire sortir du bois Daniel Ehrmann [le dirigeant en charge du dossier des Girondins chez King Street, le fonds d’investissement américain propriétaire du club] », explique l’un des participants. Une prise de parole que souhaite également ardemment la mairie de Bordeaux. Pour rappel, aucun dirigeant de KS ne s’est exprimé publiquement depuis le rachat du club en 2018.

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Négociations sur la sécurité au stade

Autre thème abordé ce mercredi, le retour des supporters au stade quand la situation sanitaire le permettra. Les Ultramarines ont fait part de leur inquiétude à propos de ce sujet si le contexte n’évoluait pas d’ici là. Quelques concessions auraient été faites par le club comme le retour du camion du groupe de supporters dans le stade. Sans donner tout de suite de réponse, le club a écouté les demandes des supporters (liberté d’expression, pas de stadier inconnu, retour de David Lafarge comme interlocuteur majeur pour la sécurité au stade) et la mairie a semblé acquiescer celles-ci.