Girondins de Bordeaux : Les Ultramarines ulcérés après la diffusion du nouveau logo

FOOTBALL Les Ultramarines parlent « de honte » et appellent au boycott des produits dérivés du club

20 Minutes avec AFP

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Des supporteurs des Girondins de Bordeaux manifestent devant la mairie de la ville, le 27 juin 2020.
Des supporteurs des Girondins de Bordeaux manifestent devant la mairie de la ville, le 27 juin 2020. — AFP

Les Ultramarines, principal groupe de supporteurs des Girondins de Bordeaux en guerre ouverte depuis des mois avec la direction américaine de leur club, s’en sont pris mardi au nouveau logo dévoilé par celle-ci. « Vous nous faites honte…. Votre "identité graphique" à deux balles ne sera jamais celle des Girondins. La négation de la volonté du peuple continue, vous en subirez sa fureur », a tweeté leur responsable Florian Brunet. « Bien entendu nous appelons au boycott de tous les produits vendus par les Girondins arborant cette supercherie honteuse », a-t-il ajouté.

Le logo met davantage en avant le nom de Bordeaux

Le nouveau logo, qui a conservé le blason, le scapulaire désormais blanc et gris et la date de création (1881), met davantage en avant le nom de Bordeaux car le club souhaite capitaliser sur le prestige de la ville, que celui des Girondins désormais écrit plus petit et en lettres d’or.

Dans l’après-midi, le président girondin, Frédéric Longuépée, cible du nouveau maire de Bordeaux Pierre Hurmic qui demandait lundi à l’actionnaire du club des Girondins, le fonds d’investissement américain King Street, de se séparer de « ce président qui n’a pas la confiance des supporteurs et ne peut pas rester plus longtemps à la tête de ce club », a reçu le soutien des syndicats Première Ligue et l’Union des clubs professionnels de football, qui représentent les clubs de Ligue 1 et Ligue 2.

« Cette ingérence dans la vie de ce grand club de football est totalement inacceptable aussi bien dans le fond que dans la forme », ont répondu mardi Première Ligue et l’Union des clubs professionnels de football (UCPF). Les deux organisations ont rappelé être « très attachées de tout temps et en toutes circonstances à la souveraineté des organisations sportives » et citent les règlements de la Fédération internationale de football (Fifa) selon lesquels « toutes les fédérations membres doivent administrer leurs affaires de manière indépendante ».

Plus de 2.500 supporteurs devant la mairie

« Que le maire puisse avoir un point de vue sur ce qui se passe au club, il va falloir qu’ils s’y habituent », leur a répondu Pierre Hurmic sur les réseaux sociaux. Ce dernier, tombeur de la droite qui régnait sur Bordeaux depuis 73 ans, avait assisté samedi à un rassemblement d'environ 2.500 supporteurs des Girondins devant la mairie où ils avaient « crié leur colère » contre la direction du club.

Enfin, « après réflexion et dans un souci d’apaisement », Frédéric Longuépée, qui avait indiqué son intention de porter plainte après la diffusion pendant le confinement des « Girondins Leaks », des bandes sonores mettant en cause certaines pratiques compromettantes de la direction du club, est revenu sur sa position.