Bordeaux-Metz : « L’équipe est malade », les Girondins au bord du coma

FOOTBALL Battus pour la sixième fois en sept matchs, les Bordelais s’enfoncent dans la crise

Clément Carpentier

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Les Girondins de Hwang n'y arrivent plus du tout.
Les Girondins de Hwang n'y arrivent plus du tout. — Philippe LOPEZ / AFP
  • Les Girondins se sont inclinés à la dernière minute face à Metz. Ils en sont à six défaites en sept matchs et la zone rouge se rapproche de plus en plus.
  • Jean-Louis Gasset a fait des choix forts en alignant que des joueurs « qui seront là la saison prochaine » et en écartant d’autres de façon peut-être définitive.
  • Seule bonne nouvelle dans ce marasme, les joueurs ne semblent pas encore avoir complètement lâché.

On ne tire pas sur une ambulance. Encore moins quand le patient est au bord du coma comme les Girondins. Ce samedi, ils ont enchaîné une cinquième défaite en six matchs en Ligue 1 face à Metz (1-2) au Matmut Atlantique. L’encéphalogramme n’est donc pas loin d’être tout plat : « L’équipe est malade. On est inquiet. Il faut vite qu’on assure le maintien », avoue un Alain Roche dépêché en pompier de service après la rencontre, alors que la maison bordelaise brûle depuis maintenant plusieurs semaines. Et pour le moment, le directeur sportif des Marine et Blanc n’arrive pas du tout à atteindre l’incendie.

Même quand l’état d’esprit est là comme face aux Messins, ça ne tourne pas du bon côté, à l’image du deuxième but lorrain encaissé dans les arrêts de jeu. Au point pour Jean-Louis Gasset de se demander « qu’est-ce qu’on a fait » pour mériter cela ce samedi. « Cette défaite conclut une semaine sombre », marquée par des fissures de plus en plus béantes dans le vestiaire, l’énorme coup de gueule de Laurent Koscielny contre ses propres coéquipiers et l’hospitalisation du jeune milieu de terrain Dilan Bakwa en raison d’un souci de santé important. Noir, c’est noir comme dirait l’autre.

Les Girondins se sont inclinés à la dernière minute face à Metz.
Les Girondins se sont inclinés à la dernière minute face à Metz. - Philippe LOPEZ / AFP

Bientôt des joueurs écartés ?

Au moins, on ne pourra pas reprocher au docteur en chef, Jean-Louis Gasset, de rester les bras croisés devant ses patients. Comme il l’avait annoncé dans la semaine, il a décidé de resserrer son groupe et n’a aligné que « des joueurs qui seront sûrement là la saison prochaine » à part peut-être Youssouf Sabaly qui a reçu une offre de prolongation mais n’a pas encore donné sa réponse. L’ancien adjoint de Laurent Blanc a dressé une liste noire : Poundjé, Jovanovic, De Préville ou encore Briand y figurent. Pas sûr que l’on revoie un de ces joueurs porter le maillot des Girondins d’ici le mois de juin. Certains pourraient même être écartés de l’effectif professionnel à ce rythme, même si Alain Roche affirme que le club « aura besoin de tout le monde ».

Il a aussi confirmé Jean-Louis Gasset dans ses fonctions, et sans la moindre hésitation : « Oui c’est toujours l’homme de la situation ! » D’ailleurs face à Metz – et c’est sûrement la seule petite bonne nouvelle du moment – l’ancien défenseur « a vu une équipe qui avait envie de s’en sortir et qui n’a pas lâché avec des joueurs qui sont conscients de la situation ». Comme son entraîneur, il appelle ces derniers « à s’accrocher et à avoir du courage ». En effet, aujourd’hui, la direction n’a plus vraiment de levier pour réanimer cette équipe. Ce sera au bon vouloir des joueurs.

« Ce sont des périodes très compliquées à vivre, insiste Gasset, mais il faut faire le dos rond. Si on montre cet état d’esprit à chaque match, on ira les chercher ces trois victoires [pour se maintenir]. Il ne faut pas paniquer. Je vous promets qu’on va se battre jusqu’au bout. » Reste que rien ne dit que ça suffira aux Girondins… D’autant plus que le prochain match les verra affronter le PSG.