Football: A domicile, le Stade Rennais carbure au diesel
FOOTBALL•Les Rouge et Noir ont livré une pauvre première mi-temps samedi face à Troyes...Camille Allain
L'essentiel
- Le Stade Rennais a gagné 2-0 face à Troyes samedi.
- Les Bretons ont été inexistants en première mi-temps, un mal récurrent.
- Les résultats au Roazhon Park sont souvent décevants.
Après sa victoire à Lyon et son match nul à Caen, le Stade Rennais était attendu au tournant face à Troyes samedi. Et (pour une fois), le club breton ne s’est pas loupé. Grâce à Khazri sur penalty et Prcic, Rennes s’est imposé à domicile et se place dans la course à l’Europe. Tout n’a pas été simple pourtant face au modeste promu. « Il fallait faire fructifier les bons résultats. On a été patients pour gagner ce match, mais on n’a pas réalisé une prestation du niveau souhaité », analysait, lucide, Sabri Lamouchi à l’issue du match.
aGrâce à ses deux buts, le Stade Rennais a laissé son statut de pire attaque à domicile au FC Nantes. Mais il aura fallu 45 minutes pour voir les Bretons se montrer dangereux et marquer. Un mal récurrent au Roazhon Park. « On a manqué de justesse, de vitesse », reconnaît le technicien. Battu par Guingamp ou sauvé par un penalty en fin de match face à Angers, Rennes marque peu en première, à part à l’extérieur, quand elle évolue en contre, comme à Lyon, ou à Caen. « Je n’ai pas d’explication », reconnaissait l’entraîneur avant la rencontre.
Titulaire, Gourcuff passe au travers
Pour tenter d’animer les débats dès l’entame, Sabri Lamouchi avait pourtant procédé à deux changements forts samedi. Mais ni Yoann Gourcuff, titulaire surprise mais inexistant dans le jeu, ni Adrien Hunou n’ont pesé dans une première période insipide. « Si je veux garder mes joueurs motivés jusqu’à la fin de saison, il faut que je mette ceux qui ont été les meilleurs dans la semaine », assume l’entraîneur.
Les entrées de Diafra Sakho et Benjamin Bourigeaud auront pourtant métamorphosé le collectif breton pour obtenir la 11e victoire de la saison, pour autant de défaites.
A une semaine d’un déplacement chez le promu Amiens, Rennes peut se permettre de regarder devant, sans complexe. « Mais on va éviter de s’enflammer. Parce que dès qu’on s’enflamme, on retombe », lançait Wahbi Khazri.


















