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Trois erreurs de débutant à éviter pour ne pas se faire cambrioler cet été

Vacances d’été : Les trois erreurs de débutant à ne plus commettre pour éviter de se faire cambrioler

PRÉVENTIONCertains réflexes relevant souvent du bon sens sont à adopter avant de mettre la clé sous la porte pour partir en vacances
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • 17.419 logements ont été cambriolés en France en juillet 2025, un chiffre en légère baisse, mais qui n’invite pas à la relâche du côté des propriétaires ou locataires de logements à l’heure de partir en vacances.
  • Si les systèmes de protection personnels (caméras, alarmes, détecteurs… sans oublier la télésurveillance) se développent, certains gestes simples sont à adopter avant son départ.
  • Simuler une présence régulière, avoir des dispositifs de surveillance visibles et éviter de s’exposer sur les réseaux sociaux restent des basiques à ne pas négliger.

Plus de 17.419 logements ont été cambriolés en France en juillet 2025, selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). C’est un peu moins qu’en juillet 2024 (19.000). Reste que les vacances d’été constituent pour les cambrioleurs un terrain favorable pour commettre leurs actes.

Certes, la culture individuelle et collective de la sécurité se développe. Équipement par les foyers de caméras, adhésion au dispositif national Tranquillité vacances, voire à des systèmes tels Voisins Vigilants et Solidaires mis en place par certaines municipalités… ajoutent à une prévention qui semble vouloir porter un peu plus chaque année ses fruits.

Les futurs vacanciers ont aussi tout à gagner en adoptant quelques gestes qui relèvent le plus souvent du bon sens. Piqûre de rappel à l’aide de Stan Baudement, chef produit pour la marque Yale, spécialisée dans la sécurité domestique depuis… 185 ans, qui revient sur les erreurs à ne pas commettre lorsque l’on part en vacances.

Avoir une maison qui a l’air désespérément vide

Bien souvent, les cambrioleurs effectuent des repérages dans une rue, un quartier et, œil expert oblige, identifient instantanément qu’une maison ou un appartement sont vides de leurs occupants.

Les signes qui ne trompent pas : une boîte aux lettres où s’accumule le courrier, une voiture (le second véhicule de la famille) qui ne bouge pas et qui prend la poussière (d’autant plus lorsqu’il ne pleut pas), ou encore un jardin qui fait grise mine, avec une pelouse négligée.

« Associés à des volets fermés longtemps, ce sont autant d’indices donnés à de potentiels cambrioleurs qui auront tendance à privilégier ce type d’habitation pour leur forfait », explique Stan Baudement, chef produit Yale en France.

Conseil de bon sens : demander à un proche, un ami, un voisin d’a minima relever le courrier, voire d’ouvrir les volets et de les refermer, même si cela n’est pas effectué tous les jours. « Il est nécessaire de générer de l’activité dans le logement, comme de sortir les poubelles », recommande Stan Baudement. Simuler une présence en soirée, à l’aide d’un éclairage programmé, renforcera également la sécurité du logement, surtout si cet éclairage se met en route et s’éteint chaque jour à des horaires variables. Une simple prise connectée avec une application permet de s’acquitter facilement de cette tâche !

Tout partager sur les réseaux sociaux

On n’y pense pas forcément, mais les personnes mal intentionnées savent aussi se « documenter » et préparer leur passage à votre domicile. Comme en surveillant, même longtemps en amont, nos publications sur les réseaux sociaux en vue de commettre leur forfait.

Celles-ci sont autant d’indicateurs potentiels d’une absence. « On a de plus en plus tendance à vouloir partager nos projets de voyages, voire de publier des comptes à rebours, puis à poster des photos et vidéos depuis son lieu de vacances sur les réseaux sociaux : il faut essayer de se retenir ! », martèle chef produit Yale en France. De là à tromper l’ennemi en lui faisant croire que l’on est en congés, alors que l’on a déjà repris le boulot, il n’y a qu’un pas. Sans doute vaut-il mieux publier et partager un bel album de photos souvenirs une fois rentré, plutôt que de communiquer tous les jours (oui, dur, dur, d’attendre !). Et puis, cette déconnexion des réseaux, c’est aussi un mal pour un bien, non ?

Ne pas avoir de dispositif de sécurité visible

Une caméra en façade de son pavillon, c’est un signe. Un boîtier d’alarme à l’extérieur aussi. Ces dispositifs de sécurité (il en existe même de factices !) possèdent, quoique l’on puisse en penser, un rôle dissuasif. « C’est généralement décourageant. Un cambrioleur préférera tenter une intrusion dans un logement où rien de tel n’est apparent », constate Stan Baudement de Yale, qui conseille de multiplier ces dispositifs visibles de l’extérieur, comme une caméra, une alarme, voire un visiophone, autant d’appareils qu’il recommande connectés.

Les équipements de surveillance connectés alertent en temps réèl d'un événement à travers l'application de leur fabricant.
Les équipements de surveillance connectés alertent en temps réèl d'un événement à travers l'application de leur fabricant. - Yale

« Vous êtes alors alerté du déclenchement d’une alarme, de quelqu’un sonnant à votre domicile et pouvez prendre des décisions en conséquence ». Oui, à condition d’être dans une zone de couverture pour que notre smartphone reçoive ces notifications. Si votre alarme non connectée se contente de faire du bruit dans votre rue, pas certain en effet que vos voisins, depuis longtemps rompus à ce type d’alerte, se précipitent chez vous…

Notre dossier sur les cambriolages

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