Canicule : À partir de quelle température notre corps ne peut-il plus se refroidir ?
Santé•Alors que la France fait face à une nouvelle vague de chaleur, notre organisme est mis à rude épreuve pour maintenir sa température interne d’environ 37 °C. Mais lorsque la chaleur devient trop intense, son mécanisme de refroidissement peut atteindre20 Minutes avec agences
L'essentiel
- En période de fortes chaleurs, le corps humain ne cesse pas de se refroidir à une température de l’air précise, mais plutôt lorsque la chaleur et l’humidité rendent l’évaporation de la sueur insuffisante.
- Lorsque la température du thermomètre mouillé dépasse 30 °C, le refroidissement par évaporation devient insuffisant, augmentant le risque de coup de chaleur.
- Même sans atteindre ce seuil critique, plusieurs jours de chaleur peuvent déjà mettre en danger les personnes les plus vulnérables en favorisant la déshydratation et les complications cardiovasculaires ou respiratoires.
Après une canicule marquée par des températures record en juin, la France reste confrontée à de fortes chaleurs. Plusieurs départements ont déjà été placés en vigilance orange avec des températures pouvant dépasser les 40 °C.
Dans ce contexte, une question se pose : à partir de quel seuil notre corps n’est-il plus capable de se refroidir efficacement ? Car la chaleur n’est pas seulement une source d’inconfort.
Elle peut perturber les mécanismes qui permettent à notre organisme de réguler sa température interne, généralement comprise entre 36,5 et 37,5 °C.
Comment notre organisme évacue la chaleur
Lorsque les mécanismes de régulation sont dépassés, la température interne commence à grimper, ce qui peut conduire à un coup de chaleur, la forme la plus grave des affections liées à la chaleur.
L’enjeu est donc de comprendre à partir de quel moment ce système de refroidissement cesse d’être suffisamment efficace pour protéger l’organisme. En réalité, il n’existe pas une température de l’air unique à partir de laquelle ce seuil est atteint.
Tout dépend également de l’humidité qui influence la capacité de la sueur à s’évaporer. Il faut effectivement rappeler que la transpiration constitue le principal mécanisme de refroidissement de notre organisme.
La température du thermomètre mouillé, un indicateur clé
En s’évaporant à la surface de la peau, la sueur évacue une partie de la chaleur corporelle et contribue ainsi à maintenir la température interne stable. Ainsi, lorsque l’air est très humide, cette évaporation devient beaucoup moins efficace.
Même s’il continue à transpirer, le corps humain peine à dissiper la chaleur qu’il produit. C’est pourquoi les scientifiques s’intéressent à la température du thermomètre mouillé, un indicateur qui combine la chaleur et l’humidité pour évaluer la capacité du corps à se refroidir par évaporation.
Les chercheurs estiment qu’au-delà d’une température du thermomètre mouillé d’environ 30 °C, l’évaporation de la sueur ne suffit plus à compenser la chaleur accumulée par l’organisme. Dans ces conditions, la température interne peut rapidement dépasser les 40 °C et provoquer un coup de chaleur.
Des températures moins extrêmes peuvent aussi être dangereuses
Concrètement, cela ne signifie pas que le corps cesse de se refroidir dès que la température de l’air atteint 30 °C. Plus l’air est humide, plus cette limite peut être atteinte avec une température extérieure moins élevée.
Toutefois, il n’est pas nécessaire d’atteindre ce stade pour que la chaleur devienne dangereuse. Des températures moins extrêmes mais prolongées peuvent aussi avoir des conséquences néfastes sur la santé.
Plusieurs jours consécutifs de fortes chaleurs, en particulier lorsque les nuits restent chaudes, peuvent ainsi entraîner une déshydratation, une aggravation de maladies cardiovasculaires ou respiratoires ainsi qu’une augmentation de la mortalité chez les personnes les plus vulnérables.


















