PSG-Rennes : Trop prévisibles, les Rennais ne font plus peur à personne
FOOTBALL•Les Bretons ont été balayés par une équipe du PSG pourtant privée de plusieurs starsCamille Allain
L'essentiel
- Le Stade Rennais a concédé une défaite 3-0 samedi sur la pelouse du PSG.
- Brillant en début de saison, le club breton marque le pas en championnat comme en Ligue des champions et manque de folie dans son jeu.
- L’enchaînement des matchs empêche le coach Julien Stéphan d’intégrer les nombreuses recrues à l’entraînement.
Quel aurait été le résultat si Mbappé, Neymar ou Verrati avaient été là ? Avant le coup d’envoi du match face à un PSG diminué, les supporters rennais étaient en droit d’espérer un résultat de leur équipe sur la pelouse du Parc des Princes. Les nombreux absents, le contexte tendu autour des choix de Thomas Tuchel et la défaite à Leipzig laissaient penser que ce Paris était prenable. Il n’en fut rien. Plombés par des erreurs individuelles, le Stade Rennais de Julien Stéphan a concédé sa deuxième 3-0 de la semaine. La trêve arrive à point nommé pour une équipe évidemment émoussée mais surtout trop prévisible.
Trois jours après la défaite à Chelsea, Julien Stéphan avait décidé de reconduire son habituel 4-3-3 pour défier les Parisiens. Un système de jeu que l’entraîneur rennais plébiscite depuis le début de la saison. D’abord couronné de succès, le dispositif tactique de l’entraîneur semble désormais trop prévisible. « Il y avait plus de réalisme, plus d’efficacité. J’ai trouvé aussi plus de roublardise chez eux, plus d’intensité. On a beaucoup de progrès à faire pour pouvoir lutter contre ces équipes-là », a résumé l’entraîneur après la rencontre. « On se fait piéger. Peut-être par manque d’expérience. On manque de maturité dans notre jeu », estimait Clément Grenier au micro de Canal+.
« Prendre plus de risques, frapper davantage »
En dehors du match à Séville où les Rennais ont bu la tasse, le contenu des matchs est loin d’être abominable. Mais il est prévisible, pour ne pas dire chiant. L’entraîneur breton est pourtant réputé pour être un brillant tacticien, capable de s’adapter à tous les adversaires et les styles de jeu. Mais depuis quelques semaines, son Stade Rennais n’avance plus masqué et son 4-3-3 ronronne. Reims, Dijon et Angers en ont largement profité pour prendre des points. Sans se chercher d’excuse, Julien Stéphan avait reconnu que son équipe devrait « prendre plus de risques, frapper davantage » pour espérer battre Paris. « On apprend, il faut apprendre. Mais si on veut jouer le haut de tableau, il faut vite gommer ces erreurs-là », reconnaît Clément Grenier.
aLes raisons de ces manquements ne sont pas à chercher bien loin. Enfermée dans un rythme infernal d’un match tous les trois jours, l’équipe de Julien Stéphan ne peut jamais s’entraîner. Entre la gifle à Chelsea et le match au Parc des Princes, ses joueurs ont effectué une simple mise en place tactique de 40 minutes. Dans ce contexte, comment intégrer des recrues arrivées en toute fin d’un mercato interminable ? Dalbert n’est pas au niveau et l’a payé cash à Londres mercredi. Quant au tout jeune Jérémy Doku, il n’a jamais eu l’occasion de s’entraîner dignement avec ses nouveaux partenaires. Arrivé pour remplacer l’icône Edouard Mendy, Alfred Gomis est également en difficulté, notamment sur son jeu au pied. L’absence prolongée de Faitout Maouassa, brillant en début de saison est également très préjudiciable. Celle d’Eduardo Camavinga aussi, même si le jeune international avait baissé de pied avant de se blesser.
S’il est privé de plusieurs internationaux, le coach breton va enfin pouvoir disposer de créneaux pour s’entraîner pendant cette trêve internationale. Il lui reste douze jours pour bosser avant la réception de Bordeaux, autre club dans le doute, puis celle Chelsea. Un autre marathon qui commence.


















