FC Nantes-Dijon : Le tarif maison (victoire par un but d’écart) a encore frappé pour le FCN

FOOTBALL Pour la huitème fois cette saison, les Canaris l’ont emporté (1-0) par la plus petite des marges. Dimanche, c’était face à Dijon à la Beaujoire

David Phelippeau

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Ludovic Blas, encore buteur ce dimanche.
Ludovic Blas, encore buteur ce dimanche. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Les Canaris ont battu (1-0) Dijon, ce dimanche, à la Beaujoire.
  • Un huitième succès par un petit but d’écart pour le FC Nantes depuis le début de la saison.
  • Nantes, sixième de L1, doit absolument être plus efficace pour pouvoir vivre des fins de match plus sereines.

Comme un air de déjà-vu. Ce dimanche, à la Beaujoire, le FC Nantes s’est imposé pour la huitième fois sur la plus petite des marges contre Dijon. Un succès (1-0) mérité, mais qui a été très long à se dessiner pour des Canaris (6es), qui font le yo-yo au classement week-end après un week-end dans une Ligue 1 très resserrée entre la 3e (Lille) et la 15e place (Strasbourg).

Dominateurs, les Nantais ont souvent manqué de justesse face au cadre, à l’instar de Moses Simon, intenable souvent sur son côté, mais maladroit devant la cage (15e, 34e et 54e). C’est finalement Ludovic Blas, qui commence à trouver son rythme de croisière (impliqué dans 4 des 6 derniers buts des Canaris en Ligue 1 avec 3 réalisations, 1 passe décisive) avec Nantes, qui a libéré la Beaujoire. Mais, la réalisation de l’ancien Guingampais n’a en revanche pas délivré les supporters de l’angoisse d’un retour de Dijon, pourtant bien inoffensif.

Panique à bord encore en fin de match

« On reste nerveux tant qu’on ne concrétise pas nos occasions, concède le coach nantais Christian Gourcuff. Dans les dernières minutes, c’est toujours le même scénario, l’adversaire jette ses dernières forces, et à 1-0 seulement, tout peut arriver. Après avoir autant dominé et s’être créé autant d’occasions, ça rend encore plus nerveux… » Dans le temps additionnel, la panique dans la défense nantaise est venue pimenter la fin d’une rencontre assez terne.

Comme contre Toulouse (2-1) il y a une semaine, les Canaris ne creusent jamais un écart suffisant pour s’offrir des fins de match tranquilles. Comme à chaque victoire en fait depuis le début de la saison. « On le répète match après match, regrette Abdoulaye Touré. On travaille sur ça, mais on n’arrive pas à régler ce souci-là. Il faut être plus tueur. » Une conclusion déjà entendue à maintes reprises depuis début août.

Parallèle troublant avec le FCN de Ranieri

« En début de saison, on se créait peu d’occasions, positive néanmoins Gourcuff. Ce soir, j’ai en tête beaucoup de situations qu’on ne concrétise pas. Il va falloir franchir un palier pour les mettre au fond. Il y a un déficit d’efficacité. » Forcément, le nom de l’avant-centre Coulibaly, en échec en ce moment et sifflé à sa sortie ce dimanche, vient à l’esprit. « Je préférerais qu’on ait plus de marge pour être plus tranquille en fin de match, reconnaît Dennis Appiah. Notre progression passe par là, par marquer plusieurs buts et gagner avec plus d’un but d’écart. Mais, le foot, c’est marquer plus de buts que l’adversaire. »

Un credo défendu par Claudio Ranieri lors de la saison 2017-2018, durant laquelle le FCN avait empoché dix victoires par un seul but d’écart à la trêve… Le parallèle est troublant. « La philosophie des coachs est différente donc c’est différent », coupe Touré, sans développer vraiment davantage. « Je pense que si on se rassure d’ici la trêve [encore deux matchs à Nîmes et contre Angers en L1], on verra un visage plus serein et une qualité de jeu supérieure. »

On ne peut en revanche que souhaiter au FCN que le parallèle avec l’ère Ranieri s’arrête à la trêve car après celle-ci, les Canaris n’avaient gagné que quatre fois pour finir à une décevante (compte tenu de la première partie de saison) 9e place…