OGC Nice-TFC: Pourquoi la saison de Toulouse n'est pas (encore) finie

FOOTBALL Le TFC a pris de l’avance par rapport à la zone rouge, avant son déplacement ce vendredi à Nice

Nicolas Stival

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Les joueurs du TFC après le but vainqueur de Yaya Sanogo (à gauche) contre Guingamp, dimanche au Stadium de Toulouse.
Les joueurs du TFC après le but vainqueur de Yaya Sanogo (à gauche) contre Guingamp, dimanche au Stadium de Toulouse. — R. Gabalda / AFP
  • Malgré l’avance du TFC sur la zone de relégation, Alain Casanova adopte un discours guerrier avant le déplacement à Nice, ce vendredi.
  • Si la fin de saison risque malgré tout de souffrir d’un manque d’intérêt sportif, les supporters des Violets se consoleront avec de belles affiches au Stadium.

Ne dites surtout pas à Alain Casanova que le TFC, en déplacement ce vendredi à Nice, est bien parti pour sauver sa peau en Ligue 1. Son équipe dispose d’un matelas de dix points d’avance sur le barragiste dijonnais, à dix journées de la fin ?

Je n’aime pas ce terme, retourne le technicien toulousain. Un matelas, c’est fait pour se reposer et je déteste ça. »

Donc non, la saison des Violets n’est pas pliée. Et en fouillant un peu, on peut trouver quelques raisons de s’y intéresser, outre le parcours alléchant des U19 en Coupe Gambardella, qui recevront Tours dimanche en quart de finale.

Remporter la « guerre » du maintien

Des fins de saison en pente douce, disputées par des joueurs qui semblent avoir déjà troqué leurs crampons pour des tongs… Les supporters du TFC en ont vécu quelques-unes. Mais promis, l’épilogue de l’actuel exercice sera d’une autre trempe.

« Il ne faut pas penser que le plus dur est fait, assène Alain Casanova d’un ton belliqueux. On a gagné une seule bataille [dimanche contre le dernier, Guingamp, 1-0], il en reste de nombreuses pour gagner notre guerre. » Celle du maintien, la seule qui vaille pour Toulouse. « Aujourd’hui, on ne va pas parler d’Europe, ou d’autre chose », glisse l’entraîneur du 15e de L1.

Des affiches prestigieuses au Stadium

Quand il n’évoque pas des « batailles » pour évoquer le sprint final du championnat, Casanova parle de « finales ». « Il en reste dix à jouer, à commencer par celle à Nice. » Le rendez-vous de ce vendredi n’est pas forcément celui qui passionnera le plus les supporters toulousains, qui seront gâtés lors de quatre des cinq derniers rendez-vous au Stadium (sans vouloir manquer de respect aux Nantais) : Paris (le 31 mars), puis Lille, Rennes et Marseille pour finir.

Les coéquipiers de Max-Alain Gradel joueront chez eux les arbitres du haut de tableau. Avec pourquoi pas quelques succès au passage, après avoir couru pendant plus de six mois derrière une victoire à domicile en L1, jusqu’à la venue de Guingamp.

Qui gagnera la « guerre » des goals ?

L’inimaginable s’est produit, dimanche contre l’EAG. Mauro Goicoechea était titulaire dans les buts toulousains, alors que Baptiste Reynet n’était ni blessé, ni suspendu. Après d’excellents débuts dans son nouveau club, l’ancien Dijonnais peinait depuis de longues semaines à se montrer décisif. De là à imaginer Casanova mettre sur le banc celui qu’il considère comme « l’un des meilleurs gardiens français »…

Selon l’entraîneur, il s’agit de « permettre » à son numéro 1 de « récupérer psychologiquement ». L’esprit de Reynet est-il assez reposé pour lui permettre de reprendre sa place dès ce vendredi à Nice ? Ou Goicoechea, convaincant lorsqu’il est aligné, va-t-il logiquement prolonger son intérim ? « Je le sais, mais je ne vais pas le dire maintenant », a esquivé Casanova ce jeudi.