Top 10 des écoles d'ingénieurs les plus demandées en 2026
Excellence académique•Prestige, salaires, recherche, international : le classement 2026 des écoles d’ingénieurs dit beaucoup des nouvelles attentes des étudiantsFostine Carracillo pour 20 Minutes
L'essentiel
- Ce classement 2026 confirme la domination des grandes écoles d’ingénieurs historiques, avec Polytechnique toujours en tête.
- Ce palmarès repose sur 14 critères, dont l’excellence académique, l’international, l’insertion professionnelle, les salaires et le développement durable.
- Derrière le trio Polytechnique, ENSTA et IMT Atlantique, plusieurs écoles comme l’ESPCI, Mines Paris ou Télécom Paris renforcent aussi leur attractivité.
Les écoles d’ingénieurs restent, en 2026, parmi les formations les plus scrutées par les lycéens, les étudiants de prépa et les candidats en admissions parallèles. Derrière les grands noms, les classements disent beaucoup des attentes du moment : excellence académique, ouverture internationale, insertion professionnelle, salaire à la sortie, recherche, mais aussi engagement social et environnemental. Le palmarès 2026 de L’Étudiant, établi à partir de 174 établissements habilités par la CTI, confirme la domination de quelques institutions historiques, tout en faisant apparaître des progressions remarquées.
Polytechnique, toujours au sommet
L’École polytechnique conserve sa première place dans le classement 2026 de L’Étudiant, avec un score de 108/119. À noter que cette donnée ne correspond donc pas seulement à la réputation d’une école ou au nombre de candidats qui la visent. Il s’agit d’une note globale, calculée sur 119 points, à partir de 14 critères qui évaluent notamment le niveau académique, la recherche, l’international, l’ouverture sociale, la professionnalisation, les salaires à la sortie ou encore l’engagement en matière de développement durable.
L’établissement reste une référence absolue pour les candidats attirés par une formation scientifique de haut niveau, une forte sélectivité et des débouchés très larges. Son attractivité se retrouve aussi dans les données de rémunération. Selon le classement Diplomeo fondé sur les chiffres du ministère, Polytechnique affiche un salaire médian de 3.400 euros nets mensuels jusqu’à 18 mois après le diplôme, ce qui la place également en tête sur ce critère.
ENSTA, la confirmation d’un grand nom
Deuxième du classement, l’ENSTA confirme sa place parmi les écoles les plus solides du paysage français. Rattachée à l’Institut polytechnique de Paris, elle bénéficie d’un environnement académique très dense et d’une image forte auprès des recruteurs.
L’école apparaît aussi dans le top 10 des rémunérations, avec un salaire médian de 2.885 euros nets mensuels. Un indicateur qui renforce son attractivité auprès des étudiants qui regardent déjà l’après-diplôme.
IMT Atlantique, une présence durable sur le podium
IMT Atlantique Bretagne – Pays de Loire s’installe à la troisième place du classement. Cette stabilité montre que l’école a réussi à imposer son modèle, à la fois généraliste, technologique et tourné vers les grands enjeux industriels.
Sa présence sur le podium est d’autant plus notable qu’elle s’inscrit hors du noyau francilien. Dans un paysage souvent dominé par les écoles parisiennes, IMT Atlantique prouve que l’attractivité des formations d’ingénieurs ne se limite pas à l’Île-de-France.
CentraleSupélec, une valeur sûre
Quatrième ex æquo, CentraleSupélec reste l’une des écoles les plus identifiées par les candidats. Son nom conserve un poids particulier, notamment auprès de ceux qui recherchent une formation généraliste, exigeante et très reconnue.
Côté insertion, l’école confirme aussi son statut. Diplomeo lui attribue un salaire médian de 3.171 euros nets mensuels, avec un volume très important de diplômés. Ce double signal, académique et professionnel, continue de faire sa force.
ESPCI, la progression qui attire l’attention
L’ESPCI partage la quatrième place avec CentraleSupélec dans le classement. Mais ce qui frappe surtout, c’est sa progression de 11 places, l’une des plus marquantes de cette édition 2026.
Spécialisée dans les sciences, la physique, la chimie et l’innovation, l’école s’adresse à des profils attirés par la recherche et les technologies de pointe. Sa remontée confirme l’intérêt croissant pour des parcours scientifiques très spécialisés.
Mines Paris, le prestige intact
Mines Paris gagne trois places et atteint la sixième position. L’école conserve une aura particulière, portée par son ancienneté, son niveau académique et son réseau professionnel.
Elle figure aussi parmi les écoles les plus rémunératrices, avec un salaire médian de 3.135 euros nets mensuels. Pour les candidats, ce positionnement nourrit une image très claire : celle d’une école sélective, prestigieuse et directement connectée aux secteurs les plus porteurs.
Mines Nancy, une progression solide
Septième ex æquo, Mines Nancy s’impose comme l’une des écoles à suivre de près dans cette édition 2026. Son score de 89/119 la place au même niveau que Télécom Paris dans le classement de L’Étudiant.
L’école bénéficie d’une reconnaissance renforcée dans les classements récents, notamment grâce à ses performances en recherche et à sa proximité avec les entreprises. Pour les candidats, elle offre un équilibre intéressant entre exigence académique et insertion professionnelle.
Télécom Paris, l’atout numérique
Télécom Paris occupe également la septième place du palmarès. Dans un contexte où les compétences numériques, les télécommunications, la cybersécurité et l’intelligence artificielle occupent une place centrale, son attractivité reste très forte.
L’école profite aussi de son implantation au sein de l’écosystème de l’Institut polytechnique de Paris. Pour les étudiants attirés par les secteurs technologiques, elle demeure l’un des noms les plus stratégiques du classement.
Les Ponts, une école toujours très convoitée
Neuvième du classement, l’École nationale des ponts et chaussées conserve une place de choix parmi les grandes écoles d’ingénieurs françaises. Son positionnement historique dans les infrastructures, les transports, l’aménagement et la transition écologique reste très porteur.
Les données de salaire confirment également son attractivité. Diplomeo indique un salaire médian de 2.888 euros nets mensuels, ce qui la maintient dans le top 10 des écoles les plus avantageuses à la sortie.
Centrale Lyon et Centrale Nantes, l’ex æquo qui compte
À la dixième place, Centrale Lyon et Centrale Nantes ferment ce top 10, avec un score de 88/119. Leur présence commune rappelle la force du réseau des écoles Centrale, très apprécié pour son approche généraliste et professionnalisante.
Ces deux établissements montrent aussi que les grandes écoles d’ingénieurs régionales continuent de séduire. Pour les candidats, elles représentent une alternative solide aux écoles parisiennes, avec une réputation installée, des débouchés larges et une vraie capacité à attirer les recruteurs.


















