Running, rando, natation, plongée : Le casque audio « Runner Diver2 Pro » relève tous les défis
DANS L’OS•La marque chinoise Nank avance un concurrent très sérieux face à l’indétrônable leader des casque à conduction osseuseChristophe Séfrin
L'essentiel
- Nouvellement arrivée en France, la marque chinoise Nank propose avec son casque à conduction osseuse « Runner Diver2 Pro » une alternative économiquement intéressante face à son concurrent désigné, l'« OpenSwim Pro » de Shokz.
- Pour quelques dizaines d’euros de moins, il propose des fonctions proches, avec possibilité d’usage sous l’eau grâce à une mémoire embarquée pour stocker des MP3.
- La qualité d’écoute reste très honnête, même si, comme les autres casques à conduction osseuse, il souffre des mêmes maux…
Métro, dodo, sous l’eau ! Pas de gros coussinets à poser par-dessus les oreilles en ces temps de chaleur extrême, comme avec un classique casque audio. Pas de bouchons en silicone à enfoncer dans le conduit auditif, comme avec les écouteurs intras… Le nouveau casque Runner Diver2 Pro est un modèle à conduction osseuse. Une technologie qui a déjà fait ses preuves dans le monde du sport, mais que l’on voit de plus en plus adoptée par les consommateurs pour leurs déplacements quotidiens. Que vaut ce casque qui pourra être également être utilisé sous l’eau… oui, sous l’eau ? 20 Minutes l’a testé.
La conduction osseuse à l’écoute
Les fabricants de casques à conduction osseuse ont face à eux un nouveau challenger avec le Runner Diver2 Pro de la marque Nank. Nank (anciennement Naenka) est un fabricant chinois dont les produits trouvent aujourd’hui un écho dans nos rayons, notamment face à ceux de la marque Shokz, leader également chinois dans cet univers d’équipements audio.
Soit celui de casques qui, au lieu d’envoyer des sons transmis par traditionnel déplacement d’air, utilisent des vibrations mécaniques véhiculées à travers les os du crâne jusqu’à la cochlée. Au premier abord, cela peut inquiéter : en utilisant un tel système, allons-nous sentir notre crâne vibrer ? La migraine est-elle au bout de la playlist ? Absolument pas.
Fonctionnant en Bluetooth, ces casques ont cependant un défaut systématiquement constaté : même si d’année en année, leur qualité audio évolue, celle-ci manque quand même de dynamique et de basses. Le Runner Diver2 Pro n’échappe pas à la règle, mais possède cependant bien des vertus.
Une « réduction de bruit » physique
Tour de nuque, le casque tient fermement une fois en place et ne bouge jamais, même lorsque l’on réalise des mouvements de la tête un peu brusques ou saccadés, comme lorsque l’on court. À l’avant, ses deux coussinets vibrants trouvent parfaitement leur place au niveau du pavillon de l’oreille.
La flexibilité de l’armature du casque permet, en la pliant légèrement, de positionner ces coussinets en appui sur le tragus (la petite partie cartilagineuse qui recouvre partiellement l’entrée du conduit auditif). C’est là que Nank parle de « réduction de bruit ». Et pour cause : en appuyant sur les tragus, le casque obstrue partiellement le conduit auditif, moins à même de capter les sons environnants.
Les sons transmis par le casque, franchissent, eux, cet obstacle haut la main via leurs vibrations mécaniques. Et si l’on choisit de plier légèrement l’armature du Runner Diver2 Pro vers l’arrière du crâne, les deux coussinets se logent cette fois au fond du pavillon de l’oreille. Dans ce cas, le conduit auditif est totalement libéré, le casque étant plutôt cette fois en mode « Transparence », plus sécurisant dans un environnement urbain où on peut l’utiliser pour faire du sport. Et avec une autonomie jusqu’à 10 heures, on peut courir avec lui longtemps. Mais nager également.
Totalement étanche (norme IP69, avec résistance à des jets d’eau très puissants), le Runner Diver2 Pro peut être utilisé dans l’eau… et sous l’eau. Ici, l’écoute ne s’effectue pas à l’aide d’une classique transmission Bluetooth en laissant son smartphone sur le bord du bassin. Ce serait d’ailleurs techniquement impossible, le signal Bluetooth ne circulant pas dans l’eau. Le casque de Nank est donc pourvu d’une mémoire interne de 32 Go, permettant de stocker l’équivalent de 3.000 à 8.000 morceaux selon la qualité d’encodage. Le transfert préalable s’effectue en filaire avec un ordinateur, à l’aide du petit câble fourni.
Good vibrations
Constat : le Runner Diver2 Pro de Nank fait le job de belle manière. Sans application dédiée, il est aidé en cela par une ergonomie certes classique (trois touches présentes sur l’une des branches et positionnées juste derrière l’oreille droite en usage) mais finalement bien suffisante au quotidien. Côté audio, les restrictions énoncées plus haut sont effectivement confirmées. Nonobstant son manque de basses, le casque offre une restitution très « médium », mais avec un certain relief dès que des notes aiguës pointent leur museau dans un morceau.
Il se révèle également convaincant en usage kit mains libres pour une conversation audio. Dans la boîte, Nank a glissé trois paires de ce que le fabricant appelle des « amplificateurs de qualité sonore ». Il s’agit en fait d’appendices en silicone (tailles L, M et S) à placer dans le pavillon de chaque oreille avant de positionner le casque. Ils auront pour vertu de densifier quelque peu les basses. Attention, à fort volume (on a écouté le nouvel album de Placebo avec !), les petits coussinets vibrent suffisamment pour que cela soit un peu gênant au niveau des tragus.
Notre rubrique «High-Tech»Une alternative à Shokz
Actuellement positionné à 139 euros et disponible sur le site Nank, le Runner Diver2 Pro offre un rapport performance prix imbattable pour un casque à conduction osseuse Bluetooth/MP3, avec écoute possible dans l’eau. Son rival, l’OpenSwim Pro de Shokz s’affiche, lui, à 194 euros. Mais il existe entre ces deux modèles une vraie différence : les transducteurs du casque Nank se placent sur ou dans le pavillon de l’oreille. Ceux du casque Shokz, à l’extérieur, entre la tempe et l’avant de l’oreille, au niveau de l’os zygomatique. Une question de confort à ne pas négliger…


















