Gros sous: L'OM a perdu beaucoup d'argent l'an dernier (mais moins que le LOSC)... C'était prévu

FOOTBALL La DNCG a publié les comptes des clubs de Ligue 1. Marseille et Lille sont largement déficitaires pour la saison 2017-18

J.S.-M.

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Pour l'instant, Frank McCourt investit à perte à Marseille.
Pour l'instant, Frank McCourt investit à perte à Marseille. — L. (Montage : 20 Minutes)
  • L'OM affiche un déficit de plus de 78,5 millions d'euros pour la saison 2017-18.
  • C'est plus que Bordeaux, Toulouse et Nantes mais moins que Lille, qui affiche un résultat négatif proche des 142 millions d'euros.

Le PDF donne un peu le vertige à ceux qui, étonnamment, ne se passionnent pas pour les « autres actifs circulants » ou les  EBITDA. La DNCG a publié ce mercredi les comptes des clubs professionnels français. L’OM affiche en 2017-18 un résultat net négatif de plus de 78,5 millions. Marseille, qui est dans le viseur du fair-play financier, assure que la situation est « beaucoup plus saine » qu’avant le rachat par McCourt. « Les deux dernières années n’ont pas été marquées par des ventes importantes de joueurs (…). Nous avons investi pour bâtir une équipe compétitive », déclare à La Provence le directeur administratif et financier Baptiste Viprey.

Ce déficit de 78,5 millions est plus faible que celui du LOSC, seul en tête de ce peu glorieux classement, avec un trou proche des 142 millions d’euros. Un déficit qui a obligé Gérard Lopez à lancer une recapitalisation en janvier dernier. C’est plus que Bordeaux (21 millions), Toulouse (424.000 euros) et Nantes (139.000 euros). Les quinze autres clubs de Ligue 1 sont dans le vert.

Bilan « contrasté » selon la LFP.

Malgré ces quinze clubs bénéficiaires (ils sont 14 en Ligue 2), le football français a creusé, globalement, son déficit : le déficit des clubs de L1 et L2 atteint les 176 millions d’euros, malgré des plus-values records sur les transferts.

« C’est un bilan contrasté », entre un chiffre d’affaires à plus de 2,8 milliards d’euros – « ce qui n’était jamais arrivé » – et un « résultat financier qui se dégrade », a commenté Didier Quillot, directeur général de la Ligue de football professionnel (LFP). La France « est le meilleur pays au monde » pour former et vendre des joueurs, s’est-il félicité. « Mais il y a des variables exogènes sur lesquels il faut qu’on soit attentif, vigilant », a-t-il ajouté, en citant le Brexit comme exemple.