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« J’ai fait n’importe quoi… » Le mea culpa de Seixas après sa chute

Auvergne-Rhône-Alpes : « J’ai fait n’importe quoi dans cette descente… » Le mea culpa de Paul Seixas après sa chute

Faute avouéePaul Seixas a reconnu ses torts dans la chute qui a obligé son équipe à batailler plus de 60 kilomètres ce samedi pour le ramener dans le groupe des favoris
Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France
Quentin Ballue

Q.B.

Une journée sans répit. Paul Seixas est passé par toutes les émotions ce samedi lors de la 7e étape du Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Victime d’une chute au bout d’une trentaine de kilomètres, le leader de la Decathlon CMA CGM a mené une course-poursuite de 65 kilomètres avec l’aide de ses coéquipiers pour finir par réintégrer le groupe des favoris.

Il a entamé l’ascension finale du Grand Colombier avec tous ses adversaires, mais n’avait visiblement plus assez d’essence pour tenir la cadence. Il a pris la septième place au sommet, à 1’ 21” du vainqueur Isaac Del Toro (UAE).

« Au final, il limite plutôt bien la casse », estime son garde du corps, Léo Bisiaux, sur Eurosport… en pointant le comportement du reste du peloton, qui n’a fait aucun cadeau au jeune coureur. « C’est un peu dommage pour l’équité sportive, lâche-t-il. Toutes les équipes se sont mises à rouler, bizarrement, tout le monde voulait la victoire d’étape aujourd’hui et hier personne ! »

« Ils auraient pu me laisser dans la pampa »

Seixas s’est présenté sur le podium pour recevoir le prix de la combativité avec des bandages sur les deux genoux et sur le coude droit. Devant les médias, il a fait son mea culpa. « J’ai fait n’importe quoi dans cette descente, je m’en veux énormément. Je ne suis pas fier de moi, je suis fier de l’équipe. Ils ont fait un énorme travail », a-t-il confié.

« J’ai fait une erreur bête, c’est entièrement de ma faute. J’ai mal jugé un virage, je suis arrivé beaucoup trop vite. On était à 70 km/h, j’ai fait un vol plané, j’ai glissé comme dans un toboggan sur l’avant. Je suis vraiment amoché, les gants sont défoncés », explique-t-il en précisant avoir eu des difficultés à s’appuyer sur son guidon.

« Je voudrais remercier le travail de tous les mecs, insiste le Lyonnais. Aujourd’hui, ces mecs, je les aime. Ils auraient pu me laisser dans la pampa, je ne leur en aurais pas voulu parce que j’ai fait une connerie. Je repars à quatre minutes, c’était quasiment mort. […] Les gars m’ont transcendé, je ne pouvais pas les laisser tomber. »