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« Une vraie tension… » Sur la route et à la TV, Seixas évite les pièges

Le Tour de France de Paul Seixas : « Ne pas se laisser griser… » Sur la route et à la TV, les pièges brillamment évités

SeixasomètrePaul Seixas a su éviter les chutes dans le final de la 5e étape, et c’est tant mieux à la veille de la première explication des favoris dans les Pyrénées
Quentin Ballue

Quentin Ballue

Chaque jour sur ce Tour de France, 20 Minutes vous livrera son sentiment sur la course de Paul Seixas, le plus grand espoir français des dernières décennies. Nouvel épisode de ce Seixasomètre après la 5e étape.

Le bilan : pas de nouvelles, bonne nouvelle !

Calme plat pour les prétendants au classement général, que l’on n’a pas vus de la journée. Tant mieux : ils n’avaient rien à gagner, mais ils pouvaient éventuellement y perdre. Paul Seixas a évité le coup de chaud, et les chutes. Contrat rempli. Cerise sur le gâteau : son coéquipier Olav Kooij, dont la présence était longtemps incertaine, a remporté l’étape au sprint. De quoi enlever un peu de pression : quoi qu’il arrive, Decathlon CMA CGM finira le Tour avec un bouquet, une première depuis 2023. C’est bon pour le moral ! Seixas n’a pas non plus tremblé face aux questions de ce coquin de Laurent Luyat sur le plateau de Vélo Club. Même quand le journaliste l’a interrogé sur son avenir et sur les sollicitations dont il fait l’objet. Et ça, c’est encore plus impressionnant.

L’emballage final : frotter sans tomber

On s’attendait à un final nerveux. Ça n’a pas loupé. Alex Molenaar, Michael Matthews et le maillot jaune Torstein Træen en ont fait les frais en tombant à un peu plus de 5 kilomètres de la ligne. Paul Seixas, lui, est passé entre les gouttes. Il fallait frotter, et notre crack est resté concentré. Le dossard 51 a coupé la ligne juste derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel alors que Jonas Vingegaard est arrivé plus loin - sans conséquence au classement. Du travail bien fait.

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La déclaration

« On sent que c’est un événement à part, il y a une vraie tension. Il ne faut pas se laisser griser. Ça fait pousser des ailes, à moi et à tous les autres, on va plus loin dans nos retranchements. […] Mes blessures, ça va mieux. Ça a mis du temps à guérir, il y a eu quelques journées difficiles, mais on est passé outre. Dans la tête il faut être fort, tu commences à te mettre un peu la pression quand tu ne peux pas rouler quelques jours après, mais on a fait un bon boulot avec l’équipe. Je garde encore quelques bandages par sécurité. Le soleil tape très fort, sur les plaies ce n’est jamais bon. Il vaut mieux bien protéger les blessures pour que je puisse être à 100 %. […] L’étape de jeudi ? Oui je l’ai reconnue, j’ai passé deux jours dans les Pyrénées avec l’équipe. C’étaient des recos sympathiques, j’ai vraiment aimé. Je suis impatient d’être demain ! »

Notre note : 10/10

Paul Seixas n’avait pas l’expérience des étapes pour sprinteurs ultra-nerveuses. Typiquement le genre de situations où un coureur de 19 ans pourrait se faire piéger, mais il a largement relevé le défi. Que demande le peuple ? Une journée parfaitement gérée avant la première étape de montagne, marquée par l’ascension du Tourmalet, ce jeudi. Vivement la suite !