FC Nantes: La menace? «C'est pour les hommes qui partent en mer ou à la mine», répond Cardoso
FOOTBALL•L'entraîneur du FC Nantes (18e) est en grand danger avant de recevoir Nice, mardi soir (19 h)...David Phelippeau
L'essentiel
- Le FC Nantes accueille Nice, mardi soir (19h), à la Beaujoire.
- L’entraîneur des Canaris, Miguel Cardoso, est en grand danger.
- Ce dernier estime que son équipe est désormais à 100 %.
La conférence de presse était attendue. Ce lundi midi, le coach du FCN Miguel Cardoso s’est présenté devant la presse avant la réception de Nice, mardi soir (19h) à la Beaujoire.
Après avoir interrogé pendant un peu plus de 5 minutes Kara Mbodji (qui devrait être titulaire à la place de Diego Carlos suspendu mardi soir), les médias ont joué aux questions-réponses avec celui que beaucoup estiment sur un siège éjectable au regard du début de saison raté des Canaris (18es de L1). Miguel Cardoso s’est prêté au jeu pendant plus de 30 minutes, en évacuant tout de suite la « polémique » avec son président. Voici ce qu’il faut retenir de cette longue conférence de presse.
Pas de polémique avec le président Kita (qui avait parlé d’une équipe de Nantes « qui joue à la baballe » et qui regrettait que Limbombe et Boschilia ne soient pas titulaires)
« Je n’ai pas du tout été froissé par ses déclarations. C’est normal que le président ne soit pas content. Dans le vestiaire, après le match, il nous a parlé de manière positive pour le groupe. Il a donné de l’énergie à tout le monde. […] Laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas de polémique avec le président. Maintenant, on parle du match [Nantes-Nice]. »
Est-ce qu’il se sent menacé en cas de nouveau revers ?
« J’ai vraiment été menacé quand j’étais en pleine guerre en Ukraine [il a entraîné au Chakhtar Donetsk]. Ça, c’était une vraie menace. La menace, c’est pour les hommes qui travaillent en mer et qui ne voient pas leur famille ou pour ceux qui travaillent dans les mines. Moi, ça va, ma famille et moi avons une bonne santé. Avec mon travail, j’ai une vie très stable. Et surtout, j’ai un groupe de joueurs qui se bat jusqu’à la dernière minute à chaque match. »
« A Lille [défaite 2-1], mon équipe a tout fait pour gagner un point. Vous avez vu les déclarations de Monsieur Galtier [«Ce soir, on avait probablement à faire au meilleur adversaire qu’on ait affronté cette saison. »], il n’a pas dit ça pas pour être sympa avec moi car il ne me connaît pas. Il a dit qu’on était la meilleure équipe contre qui il avait joué depuis le début de la saison. Donc, pourquoi je serais menacé ? Je suis très tranquille avec mon travail et mes joueurs. »
La saison « commence » maintenant…
« Maintenant, on a tous les joueurs avec des statistiques au top. La saison commence vraiment aujourd’hui. […] Il est plus facile d’être entraîneur du FCN aujourd’hui qu’il y a un ou deux mois. On a eu le temps de travailler et depuis la fin du mercato, des joueurs sont arrivés, d’autres ont retrouvé le terrain, on a augmenté la compétition dans les entraînements, on a une vraie concurrence entre les joueurs. […] Aujourd’hui, c’est le meilleur moment que l’on a dans l’équipe parce que tous les joueurs sont prêts à jouer, physiquement et par rapport à leur compréhension des systèmes. »
Il a des convictions très fortes, mais se remet-il en question ?
« Avoir des convictions ne signifie pas être stupide. J’ai des convictions, c’est positif. C’est seulement avec des convictions que tu peux être le leader d’un processus d’entraînement. C’est une condition pour séduire les joueurs. Si tu navigues d’un bord à l’autre, il y a des problèmes. Mes convictions ne veulent pas dire que je n’analyse pas, que je n’étudie pas, que je ne cherche pas ce que l’on peut faire de mieux, de ce que l’on peut changer, quels sont les joueurs qui peuvent apporter davantage à l’équipe… Avoir des convictions ne veut pas dire que tu ne fais pas ça. La conviction signifie que tu as un chemin, que tu es capable de prendre des décisions. Que tu es capable de prendre la meilleure décision aujourd’hui. Etre stupide est différent : ça veut dire que le mec n’est pas flexible. Dans la vie, on a donc besoin de quelques flexibilités, comme dans le foot. »


















