FC Nantes: «Le jeu de Nantes est bien identifié», selon le coach de Reims, et ça fait un 0-0 bien triste

FOOTBALL Toujours aucune victoire du FCN à domicile cette saison après cette nouvelle contre-performance (0-0) contre Reims à la Beaujoire…

David Phelippeau

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Le milieu de terrain Valentin Rongier.
Le milieu de terrain Valentin Rongier. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
  • Les Canaris ont été incapables de battre Reims (0-0) ce dimanche à la Beaujoire.
  • Le FCN est 17e de Ligue 1 après 5 journées.
  • La méthode Cardoso peine vraiment à porter ses fruits pour le moment tant son équipe balbutie son football.

Avec ses 5 points sur 15 possibles, Nantes (17e) patine en ce début de saison. Et dans le jeu, la formation de Miguel Cardoso ronronne. L’embellie entrevue lors du succès (2-3) à Strasbourg il y a quinze jours semble déjà très loin. Dimanche, contre une équipe de Reims qui devrait jouer le maintien toute la saison, les Canaris ont encore une fois à domicile balbutié leurs gammes (0-0).

« Moi, je suis déçu du résultat, mais pas de la manière », s’est risqué le coach portugais. Un entraîneur qui a fait preuve d’une grande nervosité face aux médias. Il a d’abord quitté la salle de presse sur une question anodine d’un confrère puis, la mâchoire serrée, a réclamé à d’autres journalistes de réfléchir avant de poser leurs questions dans la zone réservée aux radios… Une attitude qui a tout autant surpris que son analyse post-match.

Cardoso : « On a contrôlé le match du début à la fin ! »

« On a contrôlé la rencontre de la première minute à la dernière minute, on a aussi toutes les statistiques pour nous, et le plan de jeu était bon et a été respecté. Je n’ai rien à dire sur le travail des joueurs et j’ai aimé leurs intentions. » On ne peut que partager son avis sur sa seconde phrase, beaucoup moins sur la première. Les Canaris ont effectivement eu des occasions, mais ont manqué « de justesse pour la mettre au fond », selon Samuel Moutoussamy.

Miazga de la tête (30e), Moutoussamy d’un tir à l’entrée de la surface (36e), Evangelista (43e), Boschilia sur coup franc (64e) et enfin Limbombe (90e) auraient pu (ou dû) concrétiser une domination nantaise pas aussi flagrante que le coach portugais le laisse entendre. Ce dernier n’arrive pas pour l’heure à tirer le maximum d’un potentiel offensif très séduisant sur le papier et plutôt varié.

Trop prévisible ce FC Nantes ?

Néanmoins, affirmer que Nantes a maîtrisé le match du début à la fin c’est oublier que les Rémois ont mieux fini que les Canaris, Kwateng sauvant sur sa ligne une frappe de Oudin (78e) et l'assistance vidéo annulant un but effectivement entâché d’un hors-jeu (80e).

Le capitaine nantais Valentin Rongier pointe du doigt ce qu’il a manqué tout en rendant hommage au travail du staff : « On savait exactement le match qu’on allait trouver, le staff ne s’était pas trompé. Il a manqué du changement de rythme, une étincelle. C’est bien d’avoir la possession de balle [60/40], de contrôler le match car on n’a pas été danger du tout, mais il faut qu’on n’arrive à trouver les solutions face à un bloc très bas. »

Nantes savait à quoi s’attendre et Reims visiblement était aussi parfaitement averti sur son adversaire du jour. « Le jeu de Nantes est bien identifié, explique le coach rémois David Guion. Des latéraux offensifs qui amènent des centres et des joueurs très techniques dans le cœur du jeu. C’est une bonne chose quand vous avez en face de vous une équipe au plan de jeu bien identifié. » Sensiblement le même discours qu’Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur de Dijon, qui avait, lors de la défaite (2-0) des Canaris, choisi volontairement de laisser le ballon aux hommes de Cardoso… pour mieux les contrer.

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