Cosmétique équitable : Des marques célèbres au secours de femmes défavorisées du monde entier
beauté ENGAGÉE•« 20 Minutes » s’est intéressé au travail de trois marques de beauté qui œuvrent auprès de différentes communautés de femmesDora Christian
L'essentiel
- Des marques comme The Body Shop, Fields of Yarrow ou Salwa Petersen, actrices du commerce équitables, aident des femmes à travers le monde en les embauchant au sein de leurs entreprises.
- De « petites mains » à manager, ces femmes peuvent évoluer et croire en de nouvelles perspectives grâce aux postes ainsi créés.
- Une relation d’échange mais aussi de vrais liens se créent entre les marques et ces différentes communautés.
A Bali, au Tchad, ou au Népal, certaines femmes ne peuvent pas travailler, envoyer leurs enfants à l’école, ni même subvenir à leurs besoins… Par soucis de valeurs et convictions, certaines marques distribuées en France, telles que The Body Shop, Fields of Yarrow ou Salwa Petersen, les sortent de la précarité en leur offrant un poste stable au sein de leurs entreprises. En faisant d’elles des « petites mains » ou même les managers de leurs entreprises, ces enseignes participent directement à l’amélioration de la qualité de vie de centaines de femmes à travers le monde.
Des marques de cosmétiques, actrices du commerce équitable
Juste en achetant une huile au tea tree ou un masque, vous avez peut-être déjà contribué à améliorer les conditions de vie d’une femme à travers le monde. Cela est possible grâce à la mise en place de programmes commerce équitable de certaines enseignes.
C’est le cas chez The Body Shop, qui fait fabriquer son beurre de karité à la main par des Ghanéennes et ses pochettes cadeaux en papier recyclé par des femmes au Népal. « Nous avons toujours été une entreprise engagée, activiste. C’est notre raison d’être de se battre pour un monde plus juste et plus beau », confie Lee Mann, responsable trade et commerce équitable monde de la marque.
Dans une vision similaire, Salwa Petersen, créatrice de la marque de produits capillaire éponyme a décidé de vendre des produits à base de chébé, dont les graines, sont nettoyées et préparées par des femmes tchadiennes souvent analphabètes. A son échelle, l’entrepreneuse crée de l’emploi et soutient l’économie locale. « Je reverse 1 % de mes ventes à la protection des parcs nationaux au Tchad », confie-t-elle à 20 Minutes.
De femmes défavorisées à « business women »
Grâce aux programmes de commerce équitables, ces femmes ont non seulement la possibilité d’avoir une vraie carrière mais aussi celle d’évoluer vers des postes à responsabilité, tels que le management ou la direction. Elles deviennent de « véritables business women », s’exclame Lee Mann, avant d’ajouter : « C’est une vraie opportunité économique pour elles, un vrai plus pour leur estime de soi et un pas dans le sens de l’égalité entre les sexes ».
Ces opportunités évitent à plusieurs d’entre elles de finir à la rue. « En Indonésie, quand on divorce, on est jeté de chez soi. Depuis deux ans, on a décidé avec mon équipe de proposer un vrai travail à ces femmes pour leur éviter un tel sort qui les conduit parfois à se prostituer », explique à 20 Minutes Souhela Ferrah, fondatrice de la marque de soins Fields of Yarrow. Des tâches ciblées leur sont attribuées : remplissage et désinfection des bouteilles, cueillette, contrôle de qualité des produits, gestion des stocks.
Et pour aller jusqu’au bout de leurs actions, les entreprises concernées veillent également à payer au-dessus du salaire moyen, qui peut être de 200 euros par mois à Bali par exemple. « Je paie les femmes au Tchad cinq fois le salaire local, soit des salaires européens », souligne Salwa Petersen. De même, Lee Mann assure « une rémunération équitable » à tous ses employés.
Plus qu’une aide, une relation d’échange
Au-delà du soutien apporté à ces femmes de différentes communautés, il y a un véritable lien et des relations qui se créent. « Elles sont tellement contentes de voir qu’on parle de nos produits de beauté dans la presse française, c’est une fierté pour elles », explique Souhela Ferrah. L’enchantement n’est pas moindre du côté de Lee Mann : « Aujourd’hui, certaines des jeunes filles ayant bénéficié du programme « Envoyez vos filles à l’école » sont devenus des médecins, professeurs ou journalistes. C’est une vraie fierté pour The Body Shop d’avoir pu contribuer à cela ». Ce dernier se dit « chanceux » de travailler au quotidien et d’apprendre de toutes ces expériences « enrichissantes ».
Pour Noël, des calendriers de l’Avent et des coffrets faits mains, contenants des gels douche, du beurre de karité home made et des shampoings, seront vendus dans tous les magasins français The Body Shop. De quoi mettre à l’honneur l’histoire et les témoignages de toutes ces femmes.


















