Vendée Globe : Les leaders embourbés dans une zone sans vent... Dalin reprend la deuxième place à Ruyant... Le journal de la course

VOILE En passant la frontière entre le Pacifique et l’Indien, les leaders du Vendée Globe ont retrouvé un peu de chaleur mais cela s'est fait au détriment du vent 

A.L.G.

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Charlie Dalin a repris la deuxième place à Thomas Ruyant.
Charlie Dalin a repris la deuxième place à Thomas Ruyant. — Loic VENANCE / AFP

Ça continue de bouger en tête du Vendée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Charlie Dalin, qui a enfin rangé sa brouette de pépins au garage, a repris la deuxième place à Thomas Ruyant. Devant eux, Bestaven mène toujours le bal mais notre trio de tête se trouve dans une zone de creux et avance au ralenti. On vous résume tout ça pendant que vous faites couler le café.

Le classement à 9 heures

1. Yannick Bestaven (Maître Coq IV) à 11.636 milles nautiques de l’arrivée

2. Charlie Dalin (Apivia) à 103 milles nautiques du leader

3. Thomas Ruyant (LinkedOut) à 177 milles nautiques du leader

4. Jean Le Cam (Yes we Cam !) à 418 milles nautiques du leader

5. Boris Hermann (Sea Explorer) à 435 milles nautiques du leader

Devant ça tourne au ralenti

Le trio de tête est toujours constitué de Yannick Bestaven, Charlie Dalin et Thomas Ruyant, ça, ça bouge pas, en revanche celui-ci n’avance pas très vite car bloqué dans une zone sans vent. En effet, les trois bateaux peinent à dépasser les dix nœuds. Pire, pour le leader Bestaven, on patine carrément à 5,5 nœuds… Heureusement que leur avance sur les poursuivants était conséquente, ils ne sont donc pas vraiment menacés par le groupe de cinq toujours mené par Jean Le Cam.

Charlie Dalin heureux de retrouver les rayons du soleil

Le skippeur havrais semble bel et bien avoir mis ses récentes galères derrière lui après l’avarie de son système de foil bâbord. Celui-ci a remis les gaz et laissé Thomas Ruyant dans son rétro. Et s’il fait face à un manque de vent comme on vient de l’expliquer, il semblait pourtant content des conditions de navigation et de météo, comme il l’a expliqué à la vacation de 5 heures. « Quelques heures après avoir franchi la frontière entre le Pacifique et l’Indien, tout s’est assagi, a-t-il relaté. C’est étonnant ! Comme s’il y avait une vraie barrière… J’ai une mer vraiment plus facile à gérer. On va passer sous l’île Macquarie et ça fait du bien un peu de lumière et du soleil ! ».

Le coup de poker de Thomas Ruyant

Sur les coups de 22 heures jeudi, lors du dernier pointage de la journée, le Dunkerquois a décidé de quitter franchement la route plein Est pour opter pour une nouvelle trajectoire. Si Ruyant ne s’est pas encore exprimé pour nous dévoiler les dessous de ce choix osé, Charmie Dalin s’est chargé de le faire à sa place. Explications :

« Il y avait une très bonne option à prendre. Je pense que Thomas avait prévu de faire ça avant son envahissement de soute à voile. Il y avait un très bon coup à jouer mais le timing était serré et son problème l’a mis hors timing, je pense. Il fallait ne pas traîner parce que la porte se refermait vite. Je comprends parfaitement pourquoi il est là. C’est une option qui demandait un investissement fort au début, qui demandait de perdre du terrain en naviguant dans du vent faible, pour en gagner après. Ce n’est pas totalement mort pour lui. » Les prochaines heures nous diront si le partenaire de 20 Minutes a fait le bon choix.

Derrière, bientôt un match à quatre

Jusqu’ici ils étaient cinq et se tiraient la bourre dans un mouchoir de poche à l’échelle de la planète (60 milles nautiques entre les bateaux !), mais ils ne seront bientôt plus que quatre. En effet, Louis Burton n’a eu d’autres choix que de s’abriter près de l’île Macquarie pour procéder à des réparations. Jean Le Cam​ est toujours en tête du reste du groupe composé de Boris Hermann (qui a fait son entrée dans le top 5 jeudi), Benjamin Dutreux et Damien Seguin.