OL - Sparta Prague : Avant de défier Fenerbahçe, Lyon se sécurise avec le « triple A » Nuamah-Fofana-Openda
« Big Three »•Paulo Fonseca n’a pas hésité mardi à lancer ses trois flèches, toutes revanchardes après leur frustrante saison 2025-2026, pour renverser le Sparta Prague (3-0). Les voilà à présent tournées vers le barrage de Ligue des champions contre FenerbahçeJérémy Laugier
L'essentiel
- Net vainqueur du Sparta Prague (3-0 après la défaite 2-1 de l’aller), mardi lors du 3e tour de qualification retour de la Ligue des champions, l’OL affrontera Fenerbahçe en barrage de C1 (les 18 et 26 août).
- Les coéquipiers de Corentin Tolisso devront faire face à une impressionnante armada turque, notamment renforcée cet été par Mason Greenwood, Nathan Aké et Romelu Lukaku.
- Parmi les principaux motifs d’espoir en vue de cette double confrontation, Paulo Fonseca a constaté que son trio offensif, composé de Malick Fofana, d’Ernest Nuamah et de Loïs Openda, pouvait être à la fois percutant et complémentaire.
Au Parc OL,
« Regardez les joueurs qu’ils achètent en ce moment ! La qualité de l’investissement est incroyable. Mais nous voulons nous battre contre cette grande équipe qui est naturellement favorite. » Un journaliste a à peine lancé Paulo Fonseca sur le barrage de Ligue des champions (les 18 et 26 août) dont a hérité l’OL contre Fenerbahçe, que l’entraîneur portugais soulignait le mercato XXL de son adversaire.
Car après avoir rectifié le tir avec la manière, mardi soir lors de la manche retour face au Sparta Prague (3-0 après le 1-2 en Tchéquie), les Lyonnais sont prêts à changer de monde dans leur quête d’une première participation à la C1 depuis leur folle campagne 2019-2020. Jugez plutôt : aux expérimentés internationaux en pagaille (N’Golo Kanté, Mattéo Guendouzi, Nelson Semedo, Milan Skriniar, Marco Asensio ou encore Kerem Akturkoglu), le Fener vient de casser sa tirelire.
« On n’a rien à envier à Fenerbahçe », assure Niakhaté
Et ce pour s’offrir l’ancien Marseillais Mason Greenwood, le Néerlandais Nathan Aké (ex-Manchester City), le Kosovar Vedat Muriqi ou encore l’avant-centre belge Romelu Lukaku, dont l’officialisation imminente devrait lui permettre d’être qualifié pour cette double confrontation devant l’OL. Très rassurant pour son retour post-Coupe du monde sur un match couperet mardi, Moussa Niakhaté évoque avec cette affiche « des prémices de Ligue des champions ». « Rien n’a été facile pour l’OL depuis quelques saisons, poursuit le roc sénégalais. L’histoire sera encore plus belle si on se qualifie en battant cette équipe de Fenerbahçe, et je pense qu’on n’a rien à lui envier. »
Le capitaine Corentin Tolisso complète : « Celui qui va passer méritera totalement d’aller en Ligue des champions. On donnera tout, c’est un très bel objectif et on voit vraiment que tout le monde à Lyon a à cœur d’y aller ». Car contre toute attente, 51.500 spectateurs étaient présents dans le « formidable outil » de Décines, en plein mois d’août, une semaine après une infâme débâcle de leur équipe en Tchéquie qui plus est.
Première titularisation pour Nuamah et Fofana en 2026
Ils n’ont pas regretté leur soirée, tant tout ou presque a été différent entre ce 3e tour de qualification aller et le retour. A commencer par les choix de Paulo Fonseca, qui s’obstine à ne pas reconnaître ses torts dans la défaite à Prague («il y a eu un problème d’interprétation de la stratégie et d’intensité »), mais qui est passé d’un 5-2-2-1 de flippé avec Tolisso et Abner en « soutien » d’Openda à un 4-3-3 classique. Avec cette fois un trio de flèches aussi alléchant qu’incontournable Fofana-Nuamah-Openda.
La soirée a pris la tournure de la belle histoire dès l’ouverture du score du Ghanéen (20e), qui n’avait plus marqué depuis mars 2025, en raison de sa grave blessure au genou et de son interminable convalescence depuis près d’un an et demi. Lui aussi titularisé pour la première fois depuis ses vilains pépins à la cheville (en octobre 2025), Malick Fofana a tout autant été dans le ton, la réussite face au but en moins (32e et 68e).
Les joueurs parfaits pour « déséquilibrer » l’adversaire
« On a créé davantage de connexions sur les côtés avec Ernest et Malick qu’à l’aller, admet sans mal Paulo Fonseca. Ils sont tous les deux très importants pour nous. Ce sont des joueurs de grande qualité, rapides, et leur performance est très positive. » D’autant qu’ils n’ont respectivement cédé leur place qu’à la 76e et à la 85e minute de jeu face au Sparta. Très complémentaires de la recrue Loïs Openda en pointe, les deux dragsters sont bien de retour, et hors péripétie de fin de mercato (surtout pour Fofana), ils seront cette saison des ailiers indispensables à Lyon.
« Ces deux joueurs sont vraiment un atout majeur, un plus pour nous, avec leur percussion, la profondeur qu’ils apportent, et l’élimination en un contre un. Dans le football d’aujourd’hui, sans des joueurs comme ça, c’est toujours plus compliqué de déséquilibrer une équipe. Aujourd’hui, ils l’ont bien fait alors qu’ils sont en reprise et pas à 100 %. Ernest a marqué et on va mettre une petite tarte à Malick car c’est grave qu’il ne marque pas sur ce match ! »
Le capitaine lyonnais Corentin Tolisso est tout aussi enthousiaste à leur sujet : « Ils sont très rapides et très dangereux en un contre un. Ça fait les différences. Les équipes adverses vont peut-être défendre différemment car ce sont des joueurs qui sont capables de faire reculer toute une équipe à eux seuls en percutant et en éliminant ».
Fonseca insiste sur « une autre réalité »
Et vu les nombreux efforts défensifs fournis par les deux revenants de l’OL, et plus encore par Loïs Openda, il serait dommageable de se priver de leur talent à Istanbul mardi prochain, dans une démarche de prudence de Paulo Fonseca comme celle qui l’a poussé à ses choix très douteux à Prague.
Après tout, rien de tel pour se sécuriser que le « triple A » Nuamah-Fofana-Openda, non ? A l’ancien coach du Losc de trouver « la meilleure stratégie » pour prendre le meilleur sur le Fener. En attendant, celui-ci a tenu à profiter de sa conférence de presse post-3e tour de qualification pour se lancer dans un point d’étape économico-sportif, en plein été.
Notre dossier sur l'OL« Il est important de dire que si les attentes sont grandes en ce moment autour de nous, je suis toujours très réaliste, indique l’entraîneur portugais. Les supporteurs oublient peut-être que le Lyon d’aujourd’hui n’est pas celui du passé. Il n’a pas la possibilité d’acheter des joueurs à 20 ou 30 millions d’euros. Aujourd’hui, nous avons une autre réalité. » Et celle-ci pourrait reprendre des couleurs d’ici deux semaines, si une vingtaine de millions d’euros entrent directement dans les caisses du club en cas de qualif en C1.



















