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Le RC Strasbourg « va passer de bonnes fêtes au chaud » d’après Liénard

RC Strasbourg : « On va passer de bonnes fêtes au chaud », assure Dimitri Liénard après la bonne première partie de saison

FOOTBALLLe milieu de terrain tire un bilan positif de la première partie de saison du Racing
Thibaut Gagnepain

Thibaut Gagnepain

L'essentiel

  • La première partie de saison est presque terminée au RC Strasbourg. Il reste un dernier match aux Alsaciens, samedi contre Saint-Etienne.
  • Après 18 journées, ils comptent 24 points, soit 8 de plus que Metz, actuel barragiste.
  • Quel bilan tire le milieu du Racing Dimitri Liénard de ces cinq premiers mois de compétition ? Il répond longuement et ne cache pas son bonheur actuel.

C’est bientôt les vacances au Racing ! Avant le dernier match de l’année, samedi contre Saint-Etienne, Dimitri Liénard a accepté de revenir sur la première partie de saison. Avec des beaux souvenirs mais aussi d’autres moins agréables. Le milieu de terrain strasbourgeois se livre, comme d’habitude au naturel.

Voilà presque cinq mois que vous avez repris l’entraînement, mi-juillet. Quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ?

Je n’ai pas envie de parler trop vite mais il me semble plus que bon. On a déjà 24 points et on jouera pour en avoir 27 samedi contre Saint-Etienne. C’est du jamais-vu au Racing en Ligue 1 depuis que j’y suis. Il faut aussi se souvenir de notre début de saison… La coupe d'Europe nous avait pas mal entamés physiquement et il y a deux mois, on était dernier du championnat.

Quand est-ce que cela a basculé ?

Je dirais avant la réception de Nice (victoire 1-0, le 26 octobre). On a été obligés de se regarder droit dans les yeux. Le groupe s’est remis en cause. On savait qu’on avait l’effectif pour faire mieux. Il fallait travailler plus. On a eu une discussion entre joueurs, avec les cadres et le staff aussi et depuis, ça tourne plutôt bien. On va même de se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue (mercredi à Nantes, 1-0).

Le Racing aurait-il pu sombrer à ce moment-là ?

Non car le coach est intelligent. Depuis qu’il est là, il a toujours trouvé la solution. La première année, il avait mis en place un 4-4-2 en losange et ça a fonctionné. La deuxième, il est passé sur un système à cinq derrière et là, il est revenu au 4-4-2. Ça nous a réussis, ça a redonné de l’allant à l’équipe et une belle osmose s’est créée. A domicile, on a aussi mis plus de folie et on a enchaîné les bonnes performances.

Il y a juste eu un gros coup d’arrêt à Brest (5-0)…

On a pris une gifle, c’est vrai. Mais ça nous a remis d’équerre. Peut-être qu’on se voyait tout beau, tout rose. En prendre une bonne dans la tête de temps en temps, ça arrive à tout le monde. Aujourd’hui, on a minimum 24 points et je pense qu’on va pouvoir passer de bonnes fêtes au chaud.

Et la suite de la saison alors ? Où doit être le Racing à la fin du championnat ?

On grandit tout doucement. Le club va encore se structurer avec un nouveau stade, des nouveaux terrains d’entraînements. Le but du Racing, c’est de faire partie des clubs comme Bordeaux, Rennes, Saint-Etienne, des équipes bien ancrées en Ligue 1. A l’heure actuelle, on joue pour le maintien mais on veut le jouer de manière aisée. Finir entre les 14e et 10e places, ce serait bien.

Vous parliez de Ligue Europa tout à l’heure. Quels souvenirs gardez-vous de ces qualifications l’été dernier ? Vous aviez été stoppé en barrages…

Ça a été un moment unique et magique dans ma carrière de vivre ça. On a joué en Israël, en Bulgarie. Se préparer tous les trois jours comme les joueurs pros, ç’a été une aventure extraordinaire. Pour nos supporters aussi, qui ont voyagé avec nous. Manque de pot, on n’a pas eu de bol au tirage en tombant sur Francfort.

Le match retour en Allemagne avait été difficile. Encore plus pour vous…

Mamma Mia, je n’avais jamais vu ça de ma vie ! C’était la folie ! On a été, moi le premier puisque je me suis fait expulser, des enfants. On a manqué d’expérience et on n’a pas été assez intelligent. Quand je suis allé tirer un corner, j’ai tout reçu. Des bretzels, des briquets, des verres de Jagermeister… Je pouvais boire et manger ! C’était n’importe quoi mais avec plus d’expérience, je me serais roulé par terre. Au lieu de ça, j’ai bouillonné et j'ai mal réagi sur un tacle assassin par derrière. Je m’en suis voulu un moment.

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Dimitri Liénard depuis juillet, ce n’est pas que ce mauvais réflexe. Comment jugez-vous vos cinq mois ?

Je pense que j’ai fait une grosse première partie de saison. Je pourrais même avoir encore de meilleures stats (2 buts, 3 passes décisives) si les gardiens n’avaient pas autant brillé. Et j’ai pris de l’importance au niveau du groupe aussi. J’étais bien obligé après les départs de Jonas Martin, Pablo Martinez et Anthony Goncalves, soit trois mecs qui mettaient de la grinta et avaient de la gueule. On s’est retrouvé avec beaucoup de jeunes et moi, vu que j’étais un des plus anciens, ça me tenait à cœur de faire respecter des règles et de tirer l’équipe vers le haut. Je me sens vraiment très bien dans ma peau à l’heure actuelle, physiquement et mentalement.

Ça veut dire que votre fin de carrière est encore loin ?

Je suis sous contrat jusqu’en 2021 ici. Après, une mauvaise blessure peut vite arriver mais à part ça, je ne vois pas ce qui pourrait m’arrêter. Tous les ans je progresse, tactiquement, techniquement, dans la vie du groupe… Si j’en suis arrivé-là, c’est que j’ai énormément travaillé. Je n’ai jamais rien eu de facile. L’an dernier, je jouais peu mais moi, je bosse, et le coach sait qu’il peut compter sur moi.

En Ligue 1, pourriez-vous jouer ailleurs qu’à Strasbourg ?

C’est une bonne question… Je ne suis jamais parti de la famille réellement (il est originaire de Belfort). A 32 ans, je ne sais pas si j’en serais capable. Maintenant, si le Real Madrid m’appelle demain, je réfléchirai ! Mais si le Racing me propose un contrat de quatre ans, je signe tout de suite. On n’en a pas encore discuté mais le jour où je voudrai voir le président (Marc Keller), j’irai dans son bureau.

Avant tout ça, il y a donc un dernier match de Ligue 1 en 2019 à disputer. Vous affrontez Saint-Etienne samedi à la Meinau. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Ce sera un bon match, dans un stade plein, avant Noël, juste avant les vacances. Et j’y reviens : on va jouer pour 27 points à la trêve, vous vous rendez compte ? Donnons tout, lâchons-nous et on fera les comptes après. En plus, si je suis titulaire, j’aurai la chance d’entrer sur la pelouse avec mon grand garçon (de 5 ans). D’habitude, il n’y a que des jeunes des clubs alentour qui sont concernés mais là, il restait des places et le club m’a proposé. C’est magnifique. Je ne lui ai pas encore dit mais ça va être super. Je suis très touché et j’ai hâte.