Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Les terrains du centre d’entraînement de Bordeaux enfin refaits ?

Girondins de Bordeaux : « On risque la blessure », les terrains du Haillan vont-ils enfin être refaits ?

FOOTBALLComme ses prédécesseurs, Paulo Sousa se plaint beaucoup de la qualité des terrains du centre d’entraînement
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Après Sagnol et Poyet, c’est Paulo Sousa qui dénonce l’état des terrains du centre d’entraînement des Girondins de Bordeaux.
  • Le club a lancé un plan d’investissement et deux nouveaux terrains seront construits d’ici la saison prochaine.
  • Une nouvelle convention va être signée avec la maire qui devrait se désengager de l’entretien des pelouses dans les prochains mois.

C’est ce qu’on appelle un marronnier en journalisme. Un sujet qui revienne à intervalle régulier sur le devant de l’actualité. Pour les Girondins de Bordeaux, c’est l’état des pelouses du centre d’entraînement du Haillan. Dimanche dernier, Paulo Sousa a remis le problème sur la table après la défaite contre Strasbourg (0-1) : « C’est très compliqué pour les joueurs de s’entraîner correctement en ce moment à cause des terrains. C’est une difficulté importante pour nous dans la préparation. »

Certains y verront une mauvaise excuse après la très pauvre prestation de son équipe, sauf que le Portugais est loin d’être le premier à pointer ces piètres conditions d’entraînement. D’autres l’ont fait avant lui et de façon beaucoup plus virulente à l’image de Gustavo Poyet ou encore de Willy Sagnol : « Dès qu’il pleut, c’est une catastrophe ! » L’ancien international français avait même avancé un début d’explication lors d’un passage sur RMC : « Bordeaux est une ville verte alors les jardiniers n’utilisent pas certains produits. C’est très bien écologiquement mais pour la pratique du foot, ce n’est pas bien du tout. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

Sousa a peur pour ses joueurs

Difficile de vérifier ces propos même si, à vue d’œil, la pelouse du terrain principal est en effet très loin d’être un billard. Et pendant de longues années, le club et la mairie en charge de l’entretien se sont renvoyés la responsabilité. L’un parlant « d’une maintenance horriblement exécutée » pendant que l’autre rappelait régulièrement ne pas être responsable de l’absence de travaux comme l’explique Arielle Piazza, adjointe au sport chargée du sport, de la jeunesse et de la vie étudiante :

« « Cela fait une quinzaine d’années que les terrains n’ont pas été refaits alors que leur usage a complètement changé avec des exigences toujours plus fortes. Notre convention avec les Girondins est obsolète aujourd’hui mais les dirigeants auraient pu prévoir bien plus tôt de refaire de fond en comble les terrains. » »

La situation est en tout cas devenue intenable au point qu’elle serait même dangereuse pour les joueurs selon Paulo Sousa : « On risque la blessure et la blessure grave chaque jour en ce moment notamment au niveau des tendons et des articulations. Il faut faire très attention. Ce n’est pas évident pour eux. »

La mairie ne devrait plus assurer l’entretien

Face à ce constat, toutes les parties ont décidé de réagir. Dans un premier temps, le club a élaboré un plan d’investissement d’un peu plus d’un million d’euros pour refaire complètement le terrain principal et surtout en construire un second juste à côté. « Ils seront normalement prêts pour septembre 2020 », dixit Paulo Sousa. Le Portugais et son staff pourraient même les avoir en leur disposition dès le début de la saison prochaine, en août.

L’autre grand changement arrivera début 2020 avec la signature d’une nouvelle convention entre la mairie de Bordeaux et les Girondins. Celle-ci devrait marquer le désengagement de la municipalité dans l’entretien des terrains du Haillan, Arielle Piazza se disant « à la disposition des dirigeants car la ville reste un vrai partenaire du club. » En attendant, Paulo Sousa a prévu d’aller brûler un cierge pour espérer que Costil, Koscielny ou Otavio ne se blessent pas gravement…