Equipe de France: Poussives puis volontaires, les Bleues battent le Nigeria et terminent leur poule avec trois victoires

FOOTBALL Ce n'était pas leur meilleur match, mais l'essentiel est là

Aymeric Le Gall, à Rennes

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Un duel entre la France et le Nigeria
Un duel entre la France et le Nigeria — SIPA

De notre envoyé spécial à Rennes,

L’équipe de France s’est imposée dans la douleur face au Nigéria, lundi soir au Roazhon Park, grâce à un pénalty accordé en toute fin de match et qui a donné lieu à une situation ubuesque.

Diacre fait tourner, les poids lourds sont tranquilles

Avec ses six points pris en deux matchs et la qualif’en poche, Corinne Diacre a logiquement décidé de faire souffler quelques-unes de ses cadres (Le Sommer, Bussaglia, Diani et Torrent) face au Nigeria, lundi soir, au Roazhon Park. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les habituelles titulaires qui ont fait banquette n’ont pas grand-chose à craindre pour leurs places. Que ce soit Asseyi, Bilbault, Cascarino ou Périsset, les remplaçantes n’ont pas franchement marqué de points lundi soir. Un peu à l’image de toute l’équipe finalement, si l’on met de côté les performances souvent irréprochables de la capitaine Amandine Henry et de la charnière centrale Mbock-Renard. Sursaut attendu pour le 8e de finale.

Sans coups de pieds arrêtés, le néant

Les joueuses nous avaient annoncés en conférence de presse avoir été préparées à la critique et ne pas y prêter grande attention. Eh bien, nous y voici. Car après une première période franchement pas folle durant laquelle les Bleues s’en sont remises exclusivement aux coups de pied arrêtés – arme fatale de cette équipe lors du premier match contre la Corée du Sud – les Françaises auront eu un mal de chien à bouger un bloc nigérian compact, combatif, limite agressif par séquences. Zéro tir cadré à la pause, ça vous pose un (amer) constat…

Merci l’arbitre

On se voit obligé de « remercier » l’arbitre du soir, sans qui les Bleues n’auraient probablement pas gagné ce match. Car la demi-douzaine d’occasions franches en deuxième période n’ont pas suffi aux Françaises pour faire trembler les filets. Alors on s’en est remis au VAR et à un pénalty accordé en fin de match. Et encore. Il aura fallu que l’arbitre (plus tatillonne, tu meurs) refasse tirer le péno car sur la première tentative, Renard avait trouvé le poteau. Pour la femme en jaune, la gardienne nigériane n’était pas sur sa ligne au moment du tir. Tout ça pour un ou deux centimètres, c’est quand même super dur. A l’arrivée Renard ne s’est pas plantée une seconde fois. On s’en sort très, très bien.