Des supportrices françaises au Roazhon Park, à Rennes, avant le coup d'envoi de France-Nigeria.
Des supportrices françaises au Roazhon Park, à Rennes, avant le coup d'envoi de France-Nigeria. — FRANCK FIFE / AFP

FOOTBALL

Coupe du monde féminine: Un Roazhon Park à guichets fermés pour France-Nigeria

Les Rennais ont répondu massivement présents pour supporter les Bleues ce lundi soir

  • France-Nigeria se joue dans un Roazhon Park à guichets fermés, à Rennes.
  • La Coupe du monde féminine séduit les Rennais, qui se sont rendus massivement au stade pour soutenir les Bleues.
  • Aux abords du stade et dans les travées, la proportion de jeunes filles était saisissante.

On attendait une marche des supporters, finalement la plupart d’entre eux se sont rendus en ordre dispersé au Roazhon Park. Mais qu’à cela ne tienne, la ferveur était bien présente aux abords du stade ce lundi soir, à Rennes, pour soutenir les Bleues dans leur dernier match de poule, face au Nigeria. Dès 19h, les allées jouxtant le Roazhon Park ont ainsi commencé à se remplir de supporters de tous âges, avec une nombre conséquent de jeunes filles.

Au milieu des odeurs de galettes saucisses, les chants des jeunes supportrices prenaient même le dessus sur ceux de leurs homologues masculins. Un premier effet Coupe du monde ? Sans aucun doute pour Julien et Caroline, venus pour la première fois au stade en famille avec leurs deux filles de 12 et 9 ans, aux joues peinturlurées en bleu-blanc-rouge.

« Nos filles aiment bien le sport en général mais pour l’instant, à part la grande qui a un peu suivi l’équipe de France [masculine] l’an dernier, elles n’étaient pas forcément hyper fans de foot, précise Caroline. Mais depuis le début de la Coupe du monde, elles sont à fond et ne ratent quasiment aucun match ! »

« Elles ont la classe, elles jouent bien et elles n’ont pas la grosse tête »

Plus loin, six copines, toutes adolescentes, entonnent une Marseillaise à pleins poumons. Si dans la bande, certaines sont surtout là pour « faire la fête et se retrouver », d’autres, à l’instar de Cynthia, sont « au taquet devant les Bleues ». « Franchement, elles envoient du lourd, lance la jeune fille. Elles ont la classe, elles jouent bien et elles n’ont pas la grosse tête comme les mecs. »

La foule devant le Roazhon Park, à Rennes, à une heure du coup d'envoi de France-Nigeria.
La foule devant le Roazhon Park, à Rennes, à une heure du coup d'envoi de France-Nigeria. - M. Pavard / 20 Minutes

Interrogés sur leurs joueuses préférées, les supporters et supportrices ressortent souvent les mêmes noms. Ceux d’Eugénie Le Sommer et de Wendie Renard remportent ainsi une bonne part des suffrages, tandis que Lea, 18 ans, avoue un petit faible pour Delphine Cascarino « parce qu’elle est belle et qu’elle dribble super bien ». A l’approche du coup d’envoi, tous se ruent vers les tribunes, certains se lançant au petit jeu des pronostics : « Et un, et deux, et trois zéro », scandent Simon et Mélanie.