VIDEO. Lyon-Rennes: La Coupe de France sinon rien pour le Stade Rennais

FOOTBALL Après sa défaite 1-0 en championnat, Rennes retrouve l'OL ce mardi en demie de Coupe de France

Manuel Pavard

— 

Benjamin André et Houssem Aouar, ici sur la pelouse du Roazhon Park vendredi 29 mars, seront de nouveau face à face mardi 2 avril en Coupe de France.
Benjamin André et Houssem Aouar, ici sur la pelouse du Roazhon Park vendredi 29 mars, seront de nouveau face à face mardi 2 avril en Coupe de France. — L. Venance / AFP
  • Quatre jours après la victoire lyonnaise 1-0 en championnat, le Stade Rennais retrouve l'OL ce mardi en demi-finale de Coupe de France.
  • Eliminés de la Ligue Europa et légèrement distancés en L1, les Rennais font de la Coupe de France l'un de leurs principaux objectifs.
  • Pour les joueurs bretons, leur défaite en championnat ne confère pas spécialement d'avantage psychologique à l'OL.

C’était il y a seulement trois semaines. Dans la foulée du superbe succès contre Arsenal au Roazhon Park, une douce folie semblait gagner la ville de Rennes et les supporters des Rouge et Noir qui s’apprêtaient à déferler massivement sur Londres pour le 8e de finale retour de Ligue Europa. Encore engagé sur trois tableaux, le Stade Rennais pouvait légitimement rêver d’une saison historique.

Mais dans le football, la vérité d’un jour est rarement celle du lendemain. Entre-temps, les Gunners ont ramené sur terre les Bretons, douchant leurs espoirs d’une épopée européenne. Et en championnat, le petit point pris en deux matchs contre Bordeaux et Lyon a éloigné les Rennais des places européennes. Depuis, l’euphorie est inévitablement retombée dans la capitale bretonne. Pourtant, la saison est loin d’être finie pour les hommes de Julien Stéphan.

Dépoussiérer l’armoire à trophées

Ce mardi, ils défient l’OL sur ses terres en demi-finale de Coupe de France. Une compétition qui pourrait bien faire office aujourd’hui de principal objectif pour le Stade Rennais et ce, pour deux raisons. D’une part car les Rouge et Noir ne sont par ce biais qu’à deux matchs d’une qualification européenne. Et d’autre part car ils tiennent là une occasion unique de garnir enfin une armoire à trophées qui prend la poussière depuis 1971, date de la dernière des deux Coupes de France gagnées par le club.

Les plus taquins et/ou les Costarmoricains pourraient ajouter un troisième motif : l’En Avant Guingamp, qui avait éteint les rêves rennais à deux reprises en finale de Coupe de France, n’est plus en lice. Mais avant de songer à briser la malédiction, le SRFC devra d’abord se défaire de l’Olympique lyonnais. Un match qui, hasard du calendrier, interviendra quatre jours après le court succès des Rhodaniens (1-0) au Roazhon Park, pour le compte de la 30e journée de Ligue 1.

Un avantage psychologique pour l’OL ?

Alors, revanche ou bis repetita ? Pour Mehdi Zeffane, « ce sera une autre compétition ». « On a déjà montré qu’on était capable d’aller gagner chez eux », ajoute le latéral algérien, en référence à la victoire rennaise au Parc OL (2-0) lors de la phase aller de L1. « Donc on va maintenant oublier cette défaite et vite switcher sur mardi car on a une finale à aller chercher. »

Un constat que partage le jeune défenseur Gerzino Nyamsi, titulaire surprise au Roazhon Park en l’absence de Damien Da Silva. Lui non plus « ne pense pas » que les Lyonnais ont pris un avantage psychologique vendredi. « Cette défaite va nous donner encore plus de rage pour pouvoir nous qualifier », assure-t-il d’ailleurs.

Souvenirs et superstitions

Julien Stéphan, qui pourra compter sur le retour des suspendus Bensebaini et Bourigeaud mais devrait encore être privé de Da Silva et peut-être de Traoré, préfère quant à lui rejeter la pression sur son adversaire : « Lyon était déjà favori pour la demi-finale de Coupe de France, il l’est encore. Il faudra un exploit pour emmener le peuple rennais au Stade de France », estime-t-il.

Le coach breton pourra en outre se souvenir que ses grands débuts sur le banc ont justement eu lieu lors du succès à Lyon, le 5 décembre dernier. Et pour les plus superstitieux, rappelons que le finaliste malheureux de la Coupe de France 1971 contre Rennes n’était autre que… l’OL !