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Google lance ses balises de géolocalisation, comme les AirTags d’Apple

Perte, vol : Google lance ses balises pour retrouver les objets perdus, comme avec les AirTags d’Apple

objets perdusTrois ans après les balises AirTags d’Apple, Google lance les siennes pour nous aider à retrouver nos objets volés ou perdus
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

L'essentiel

  • Google vient d’annoncer sur son blog lancer ses balises pour retrouver les objets perdus.
  • La firme de Mountain View s’appuiera sur plus d’un milliard d’appareils Android en circulation pour les géolocaliser.
  • Trois ans après Apple et ses AirTags, Google va permettre aux utilisateurs Android de profiter d’un service similaire, mais d’abord aux Etats-Unis et au Canada.

Vous en rêviez ! Des AirTags, comme ceux d’Apple, mais dédiés aux produits Google, seront prochainement lancés. Le géant de Mountain View l’a confirmé dans son blog ce 8 avril : « À partir de mai, vous pourrez localiser des objets du quotidien comme vos clés, votre portefeuille ou vos bagages avec les balises de suivi Bluetooth ». Ainsi, en développant son réseau Find My Device (Localiser mon appareil), Google promet, grâce au milliard de produits Android en service, de vous aider à retrouver tous vos appareils Android égarés ou objets du quotidien.

Comme Apple il y a trois ans

C’est une annonce qui s’est fait attendre. Trois ans presque jour pour jour après l’arrivée des AirTags d’Apple, Google officialise le lancement de petites balises à accrocher à ses affaires et objets (sac, clés, bagage, vélo…) pour les retrouver facilement en cas de perte ou de vol.

Le principe est le même qu’auprès du concurrent à la pomme. C’est celui d’un immense réseau de produits anonymisés (smartphones, tablettes, mais aussi produits connectés pour la maison Nest) qui, en communiquant entre eux par triangulation, permettent de localiser une balise ou un appareil compatible (Android 9 +), en Bluetooth, et déclaré perdu par son propriétaire ou utilisateur.

Mais contrairement Apple qui a développé ses propres balises, Google se repose sur des partenaires : Chipolo et Pebblebee dans un premier temps, dès le mois de mai ; puis eufy, Jio, et Motorola dans un second. Autant de spécialistes en localisation ou en téléphonie. Plus tard, des mises à jour sur des écouteurs JBL et Sony devraient rendre ces appareils compatibles avec « Localiser mon appareil ».

La marque Chipolo, parmi les premières à proposer des balises de géolocalisation avec le réseau maillé d'appareils sous Android 9+.
La marque Chipolo, parmi les premières à proposer des balises de géolocalisation avec le réseau maillé d'appareils sous Android 9+. - Chipolo

De leur côté, les possesseurs de smartphones Samsung pouvaient déjà s’appuyer sur les SmartTag 2 du constructeur, qui offrent des fonctions similaires, mais avec un réseau forcément moins développé que celui promis par Google.

Et bonne nouvelle pour les propriétaires de Pixels 8 et 8Pro de Google : ces smartphones pourront être localisés même éteints, même si leur batterie est déchargée, même hors ligne. Leur secret ? Une « réserve d’énergie » spécialement allouée leur permettra d’émettre un signal. Google se veut enfin rassurant sur cet immense réseau prêt à naître, affirmant que toutes les données échangées entre les produits lors d’une recherche sont cryptées. « Cela inclut le cryptage de bout en bout des données de localisation ainsi que les rapports de localisation agrégés des appareils, une fonctionnalité de sécurité unique en son genre qui offre une protection supplémentaire contre le suivi indésirable vers un domicile ou un emplacement privé », explique Google sur son blog.

Mauvaise nouvelle cependant. La mise en œuvre de la fonction « Localiser mon appareil » et « Rechercher à proximité » (pour les appareils égarés à la maison, mais que, étourdis que nous sommes, nous ne parvenons à trouver, fussent-ils à quelques mètres) ne sera d’abord proposée qu’aux Etats-Unis et au Canada. Google n’évoque pas encore de lancement de son réseau participatif sur le Vieux Continent. Les choses pourraient aller plus vite que prévu. Sur son site français, le fabricant de balises compatibles Chipolo annonce déjà ses premières expéditions dès le 27 mai.