Challenge européen ou purgatoire? Le Stade Toulousain va découvrir la «petite» Coupe d'Europe

RUGBY Habitué aux fastes de la Champions Cup, Toulouse débute pour la première fois le plus confidentiel Challenge européen. Le résultat de sa mauvaise saison dernière…

Nicolas Stival

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Des Toulousains comme Sofiane Guitoune (au centre) vont pouvoir retrouver du temps de jeu grâce au Challenge européen.

Des Toulousains comme Sofiane Guitoune (au centre) vont pouvoir retrouver du temps de jeu grâce au Challenge européen. — Ch. Saïdi / Sipa

  • Après 22 participations d’affilée à la principale Coupe d’Europe, Toulouse découvrira les phases de poule du Challenge européen vendredi chez les Anglais de Sale.
  • Le club n’a qu’une hâte : retrouver au plus vite la Champions Cup.
  • La deuxième compétition continentale va permettre à des joueurs moins utilisés de retrouver du temps de jeu.

 

Au moins, le Stade Toulousain n’essaie-t-il pas de survendre la compétition, avant de débuter pour la première fois le Challenge européen, ou Challenge Cup, vendredi chez les Anglais de Sale. « L’autre Coupe d’Europe nous fait un peu plus rêver », sourit l’entraîneur des avants William Servat, évoquant une certaine « nostalgie ».

Depuis la création des épreuves continentales de club, en 1996, le Stade avait toujours participé à la H Cup, devenue Champions Cup en 2014, qu’il a accrochée quatre fois à son palmarès. Un record. Toutefois, le club a bien disputé un quart de finale de Challenge, en avril 2013, où il avait été reversé après sa deuxième place en phase de poule, ce qui ne se fait plus aujourd’hui. Résultat ?  Une large défaite à Perpignan avec une équipe très remaniée (30-19).

Cette fois, la mauvaise saison dernière, conclue à la douzième place du Top 14, a directement envoyé les Rouge et Noir vers l’équivalent de la Ligue Europa au football, remportée au printemps par le Stade Français. Outre les Sharks de Sale, ils y côtoieront les Gallois des Cardiff Blues et le Lyon OU, actuel leader du championnat de France.

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« Nous voulons montrer que cette “petite” Coupe d’Europe n’est pas faite pour nous », indique le néophyte Romain Ntamack. Pourtant, elle est taillée pour les jeunes comme l’ouvreur prodige de 18 ans et/ou les joueurs peu utilisés depuis le début de saison. « C’est une opportunité de s’exprimer », reconnaît le fils du grand Emile.

Guitoune à la relance

L’ailier Sofiane Guitoune, qui court derrière son meilleur niveau après une pubalgie qui l’a privé de la saison dernière, ne dit pas autre chose : « Pour pas mal de mecs, cette compétition offre une chance de revenir sur le terrain et d’être compétitifs. » Vendredi en Angleterre, le deuxième ou troisième ligne sud-africain Rynhardt Elstadt, débarqué d’Afrique du Sud le 30 septembre, devrait ainsi faire ses grands débuts avec le Stade, alors que Mienie, Castets et Neti chez les avants, Tauzin et Mjeveku chez les arrières seront aussi du voyage.

Après son très bon début de saison, la tentation semble grande chez le troisième du Top 14 de profiter de ce Challenge pour reposer ses cadres, pendant que la plupart de ses concurrents français laisseront des plumes dans la prestigieuse Champions Cup.

« Nous présenterons une équipe compétitive, promet toutefois Servat. Certains qui ont beaucoup joué souffleront, mais pas pendant 15 jours. » Autrement dit, une bonne partie des cadres ménagés à Sale (Pointud, Ghiraldini, Maestri, T. Grey, Holmes, Fickou, Fritz, Kolbe, Ramos, tous titulaires dimanche lors de la victoire sur Clermont, 28-18) devrait être convoquée une semaine plus tard contre les Gallois de Cardiff, au Stadium.

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Une manière de ne pas complètement galvauder la seule compétition qui manque au riche palmarès toulousain, et que le club compte bien ne plus disputer les saisons prochaines…