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Voici pourquoi aucun exercice ne peut vous faire perdre le gras du ventre

Voici pourquoi aucun exercice ou aliment ne peut vous faire perdre « le gras du ventre »

fausse croyanceC’est un mythe qui a nourri de faux espoirs. La perte de gras localisée est tout scientifiquement impossible
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Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Aucun aliment ne se transforme spécifiquement en graisse abdominale et on ne peut pas choisir où l’on stocke ou déstocke la graisse, car le lieu de stockage dépend de facteurs génétiques, hormonaux et sexuels.
  • « La perte de graisse du ventre repose sur une réduction globale de la masse grasse, et non sur un exercice ou un aliment ciblé », et les exercices abdominaux ne font pas perdre la graisse mais stimulent la croissance musculaire.
  • Le déficit calorique est le levier reconnu pour perdre de la graisse, accompagné d’une alimentation riche en fibres et protéines, d’une activité physique incluant du renforcement musculaire, et d’une bonne gestion du stress et du sommeil.

Vous avez une zone en particulier qui vous complexe et vous n’aimeriez toucher à rien d’autre que cette partie-là. Pour certains, ce sont les cuisses, les bras, parfois même le cou, mais la partie du corps la plus souvent ciblée reste le ventre. Pour cause : c’est une zone de stockage génétique chez beaucoup de personnes, souvent perçue comme « inesthétique ». Si vous comptez vous débarrasser de vos poignées d’amour à coups de séries de crunchs et d’aliments miracles, vous avez tout faux ! Et le diététicien nutritionniste du sport Landry Courbet nous explique pourquoi.

« Aucun aliment ne se transforme spécifiquement en graisse abdominale »

On entend tout et son contraire sur la perte de poids. Certains vous diront d’arrêter de manger tel ou tel aliment, sous prétexte qu’il se stockerait particulièrement au niveau du ventre. Mais c’est faux : « Il n’existe pas d’aliment qui se transforme spécifiquement en graisse abdominale », affirme à 20 Minutes le diététicien Landry Courbet.

Le lieu de stockage du tissu adipeux dépend majoritairement de facteurs génétiques, hormonaux et sexuels (répartition androïde ou gynoïde). C’est toujours « un excédent calorique, quelle qu’en soit la source, qui sera stocké et entraînera une prise de poids », souligne le professionnel. Pour le gras spécifiquement, on ne choisit ni où l’on stocke, ni où l’on déstocke.

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En revanche, certains aliments ont tendance à contribuer davantage à un excédent calorique que d’autres. Mais « cela ne veut pas dire qu’il y a des aliments à supprimer », prévient le diététicien, ajoutant que l’activité physique joue aussi « un rôle sur la répartition de la masse grasse et de la masse maigre du corps, tout comme l’apport en protéines ».

Comment perdre la graisse abdominale ?

Est-ce qu’on va finalement perdre ces bourrelets qui nous dérangent ? Oui, mais pas comme vous le pensez. Comme l’explique Landry Courbet : « La perte de graisse du ventre repose sur une réduction globale de la masse grasse, et non sur un exercice ou un aliment ciblé ».

Alors ne vous méprenez pas avec les séries de crunchs et les titres accrocheurs qui promettent une perte de graisse ciblée : ils sont bidon. Le sport non plus n’a pas le pouvoir de cibler la perte de graisse. Par ailleurs, « le travail des abdominaux ne fait pas “perdre la graisse”, mais permet de stimuler la croissance des muscles à cet endroit », explique le professionnel de santé.

En revanche, il existe un levier reconnu : le déficit calorique, soit le fait d’avoir des dépenses énergétiques supérieures à ses besoins. « C’est ce mécanisme qui conditionne la perte de graisse », ajoute le diététicien. Qu’il s’agisse d’une mise en place directe (calcul des calories) ou indirecte (stratégie alimentaire permettant de créer ce déficit sans compter).

D’autres éléments peuvent également aider dans cette démarche, parmi lesquels une alimentation riche en fibres et en protéines, avec une dominante d’aliments bruts. Une activité physique incluant du renforcement musculaire et une bonne gestion du stress et du sommeil sont aussi de précieux alliés.

Notez toutefois que tout déficit calorique peut présenter des risques (fatigue, carences, troubles du comportement alimentaire). Il est donc conseillé d’être accompagné par un professionnel de santé de la nutrition.