L’artiste FEMTOGO accusé de pédocriminalité, ses collaborateurs annoncent la fin de toute collaboration
Un communiqué publié ce jeudi 5 mars affirme que l’artiste FEMTOGO aurait reconnu des faits de pédocriminalité. Plusieurs collaborateurs, dont la rappeuse Ptite Soeur, annoncent mettre fin à toute collaboration avec luiVictoria Berne
Un communiqué publié jeudi 5 mars par plusieurs collaborateurs de l’artiste FEMTOGO affirme que celui-ci aurait reconnu des faits « d’une extrême gravité », notamment des faits de pédocriminalité. Ces derniers annoncent également mettre fin à toute collaboration avec le rappeur.
« Nous les condamnons fermement »
Dans ce communiqué, signé par plusieurs membres de son entourage artistique - Ptite Sœur, neophron, snorunt, Irko et K.Krueger - ils expliquent que l’artiste leur aurait lui-même témoigné avoir commis ces actes. « FEMTOGO nous a communiqué avoir commis des actes d’une extrême gravité consommation de contenus p*dop*rnographiques et relations s*xuelles avec un mineur de moins de 15 ans. Ces faits, relevant de la p*docriminalité, ont été attestés par FEMTOGO lu même. Nous les condamnons fermement. »
Ils disent également soutenir les victimes de violences sexuelles et précisent ne pas appeler à des actions personnelles à l’encontre de l’artiste. Le communiqué indique par ailleurs qu’il vise uniquement à exposer les faits qui leur ont été rapportés, sans confirmer l’ouverture d’une enquête judiciaire. « Ptite Soeur, neophron, snorunt et Irko ne travailleront plus avec lui. Quant à SCARPACKAGE l’entité n’existe plus et n’existera plus jamais. Ce qu’il a fait va à l’encontre de tout ce que nous sommes, et de tout ce que nous défendons. Nous invitons chacun.e d’entre vous à faire le deuil des projets dans lesquels nous nous sommes investi.e.s à ses côtés. »
Une collaboration marquante avec Ptite Sœur
Ces révélations interviennent alors que FEMTOGO s’était récemment fait remarquer dans la scène rap alternative française pour sa collaboration avec la rappeuse Ptite Soeur. Ensemble, accompagnés du producteur belge neophron, ils avaient sorti à l’automne l’album « PRETTY DOLLCORPSE », un projet qui avait suscité de nombreuses réactions. « Avec le puissant et traumatique album, la rappeuse trans Ptite Soeur, son acolyte FEMTOGO et le beatmaker neophron ont marqué ce début d’automne et perturbé les frontières entre le rap et le rock », écrivait alors le média Les Inrockuptibles.
Le projet avait notamment attiré l’attention pour les thématiques rarement abordées dans le rap français : la transidentité, la santé mentale, l’homosexualité, la pauvreté, les violences sexuelles ou encore la pédocriminalité.
Un contraste que pointent aujourd’hui ses anciens collaborateurs dans leur communiqué : « Son récent projet porte notamment sur la dénonciation des violences s*xuelles faites aux enfants. Cependant, il a délibérément choisi de perpétuer la violence qu’il a lui-même subie, en pleine connaissance des conséquences pour les victimes. L’impact du projet a été tel que FEMTOGO est devenu le représentant d’une cause qu’il n’aurait jamais dû avoir la légitimité de défendre. »



















