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Toujours pas de qualif olympique pour Kevin Mayer sur le décathlon

JO de Paris 2024 : Toujours pas de qualif olympique pour Kevin Mayer, qui a abandonné le décathlon de San Diego

Pas rassurantTouché au grand adducteur côté droit, le Français de 32 ans a dit stop au décathlon de San Diego (Etats-Unis) après quatre épreuves
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

«Pas inquiet » pour les Jeux olympiques, Kevin Mayer, gêné aux adducteurs, a abandonné jeudi le décathlon de San Diego (Californie, Etats-Unis), où la tête d’affiche de l’athlétisme français voulait se qualifier pour l’objectif d’une vie. Touché au « grand adducteur côté droit » selon son propre diagnostic, le Français âgé de 32 ans a dit stop lors du saut en hauteur, quatrième des dix épreuves du décathlon.

La qualification pour les Jeux de Paris (8.460 points) ne devrait être qu’une formalité pour le recordman du monde de la discipline (9.126 en 2018). Mais, après son abandon aux Mondiaux de Budapest l’été dernier, Mayer n’a pas terminé un décathlon depuis son titre mondial à Eugene (Oregon, Etats-Unis) en juillet 2022, et doit absolument valider les minima avant le 30 juin.

Une contracture de fatigue

Ce ne sera finalement pas à San Diego, où le double vice-champion olympique a de nouveau été lâché par son corps. « Il avait plus de choses à perdre qu’à gagner. Il va se soigner rapidement et repartir sur un nouveau décathlon », a assuré le patron de l’équipe de France Romain Barras, justifiant la prudence de Mayer.

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Après une première alerte dans la matinée au genou gauche lors de l’échauffement à la longueur, c’est finalement une gêne au grand adducteur côté droit contractée après son arrivée aux Etats-Unis le 5 mars qui l’a empêché de passer une barre à la hauteur. Mayer, bandé à la cuisse droite, après deux courses d’élan mal assurées, et un conciliabule avec son entourage, a préféré dire stop.

Malgré cette « contracture de fatigue » qu’il espère faire partir « en dix jours », « Kéké » garde une confiance totale pour les Jeux de Paris :

« Je ne suis pas inquiet pour me qualifier. C’est le décathlon, on est tous "pétés". Je suis devenu mon propre coach, mon propre préparateur physique, je suis un peu mon préparateur mental aussi, il faut que j’apprenne à être plus indulgent avec moi-même. »

« Le jour des Jeux, j’aurai les jambes en feu »

« Je me vois complètement dans un Stade de France rempli le jour J, ne vous en faites pas. [La qualification], c’est le plus petit de mes problèmes. Le jour où je serai sur la piste du Stade de France, je peux vous dire que ce sera un "plaiz" énorme. Je sais que j’ai les Jeux en tête depuis deux ans, et que le jour des Jeux, j’aurai les jambes en feu. Je ne peux pas demander à mon cerveau de faire pareil pour des minima. »

Après avoir renoncé à un décathlon en Australie en décembre et l’abandon à San Diego, Mayer devrait aller chercher son ticket olympique en Europe au printemps. Mayer a pris l’habitude des qualifications olympiques pressées par le temps comme en 2012 (obtenue début juillet un mois avant les JO après trois abandons) et en 2016 (obtenue fin mai).