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JO de Paris 2024 : Toujours exclu de l’équipe de France, Thomas Heurtel n’a « pas fait une croix sur les Jeux »
Basket•Exclu de l’équipe de France de basket depuis qu’il joue au Zénith Saint-Pétersbourg, Thomas Heurtel ne désespère pas d’être à Paris, cet étéA.H.
Passera-t-il le cap des 100 sélections ? Pour le moment, le compteur s’est arrêté à 99, mais Thomas Heurtel, bientôt 35 ans, ne désespère pas de porter le maillot de l’équipe de France au moins une fois de plus. Pourtant, les chances sont faibles depuis que le meneur s’est exilé en Russie, au Zénith Saint-Pétersbourg, après que les forces de Vladimir Poutine ont envahi l’Ukraine, il y a plus de deux ans.
En cause, une charte signée par le joueur formé à Pau avant l’Euro 2022, et tous les autres membres de l’équipe de France, qui interdisait aux joueurs des Bleus d’évoluer en Russie s’ils voulaient toujours porter le maillot bleu. Thomas Heurtel estime que son cas n’est pas juste, en prenant l’exemple sur Jenia Grebennikov. « Au volley, il a le droit. Pourquoi, moi au basket, je n’ai pas le droit », se plaint Heurtel dans un reportage sur la chaîne YouTube Deux nuits avec.
« Pourquoi me priver d’un de mes plus grands rêves ? »
L’ancien joueur du Barça a donc pris les devants et a contacté l’encadrement de l’équipe de France avec, dans un coin de sa tête, évidemment, les JO de Paris : « Personne ne m’a contacté, c’est moi qui l’ai fait. Je les ai sentis motivés, mais ça ne dépend pas d’eux. Les JO à Paris, c’est le truc qu’on attendait tous. Pourquoi me priver de ça, d’un de mes plus grands rêves ? Je n’ai pas fait une croix sur les JO. »
Thomas Heurtel est également revenu sur sa signature au Zénith Saint-Pétersbourg : « J’avais des offres d’Euroligue, mais (par rapport à) ce que je touche ici, c’était la moitié. Le coach, Xavi Pascual, je le connaissais depuis longtemps, et ça m’a aussi attiré. Faut que j’engrange, que je mette à l’abri ma famille. »
Le médaillé olympique de Tokyo laisse penser qu’il ne finira pas sa carrière en Russie, notamment pour une question de niveau : « Ma carrière se finit dans deux, trois, quatre ans. Ça me fait chier de ne pas jouer l’Euroligue. Quand je regarde les matchs d’Euroligue, au début c’était fun, maintenant c’est en mode déprime. L’année prochaine, on regardera ce qui se passe. »


















