Equipe de France : « Ils savaient, la charte était bidon », balance Thomas Heurtel à propos de sa signature en Russie
basket•Le meneur de jeu, au cœur d’une polémique pour avoir signé au Zénith Saint-Pétersbourg après l’Euro 2022, assure que les dirigeants du basket français et des Bleus étaient parfaitement au courant de la situationN.C.
La réconciliation n’est apparemment pas pour tout de suite entre Thomas Heurtel et la Fédération française de basket (FFBB). Le meneur de jeu, écarté de l’équipe de France pour avoir signé au Zénith Saint-Pétersbourg juste après la fin de l’Euro 2022 alors qu’il avait paraphé une charte l’engageant à ne pas le faire, a remis une pièce dans la machine lors de l’émission « SKWEEK Show by Tony Parker ».
Selon Heurtel, Jean-Pierre Suitat (président de la FFBB), Boris Diaw (manager de l’équipe de France) et Vincent Collet (le sélectionneur) savaient très bien qu’il allait rejoindre le Zénith au moment de le sélectionner pour le championnat d’Europe – et donc de lui faire signer la fameuse charte « indiquant qu’il n’était pas engagé et qu’il n’envisageait pas de signer avec un club russe ou biélorusse ». « Bien sûr qu’ils savaient. Bien sûr que la charte était bidon. Il faut la déchirer, tout le monde était au courant », assure le joueur dans l’extrait de l’émission diffusé ce jeudi, et qui sera retransmise en intégralité vendredi.
Cette affaire revient régulièrement dans l’actualité de l’équipe de France, les dirigeants se contredisant à chaque fois. Après l’Euro, Jean-Pierre Siutat avait affirmé que Heurtel était bel et bien exclu et que cette histoire était « terminée », avant que Boris Diaw ne dise qu’il n’était pas définitivement « rayé » des listes chez les Bleus.
« La réflexion reste ouverte »
Plus récemment, lors de la grande réunion de « remise à plat » qui a suivi l’élimination dès le premier tour du Mondial, on avait compris dans les mots du président de la Fédé que si ça ne tenait qu’à eux, Thomas Heurtel serait à nouveau sélectionnable.
« S’il n’y a pas d’évolution du dossier, ils [les joueurs évoluant en Russie] ne sont pas sélectionnables, avait expliqué Jean-Pierre Siutat. On y travaille sur un plan politique. On verra ce qui peut être fait. J’ai eu mon entretien avec la ministre sur ce sujet. La réflexion reste ouverte. On regarde comment les choses évoluent côté CIO, gouvernement, CNOSF. »


















