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Une athlète belge perd son titre à cause d’un pareur raciste

Une championne du monde de powerlifting perd son titre à cause d’un pareur raciste

DiscriminationLors des championnats du monde de powerlifting, un pareur raciste a empêché l’athlète belge Sonita Mulhu de défendre son titre
20 Minutes avec agence

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«Rien ne me rendra ce que j’ai perdu », a assuré Sonita Mulhu. Cette athlète belge excelle dans le powerlifting, un sport peu connu du grand public et qui s’apparente à l’haltérophilie. Ce qu’elle a potentiellement perdu : un nouveau titre mondial. Sacrée championne du monde en 2024, elle a tenté de renouveler l’exploit lors de la dernière édition organisée en Lituanie. Mais rien ne s’est passé comme prévu, comme elle l’a raconté jeudi à la RTBF.

Alors qu’elle portait 334 kg sur le dos, l’un des pareurs a mal placé son genou. Ce qui a provoqué l’invalidation de sa performance. La présence de ces assistants est obligatoire dans ce sport, pour assister l’athlète en cas de problème.

Il reconnaît un acte délibéré

Sonita Mulhu et son entraîneur avaient alors demandé au jury de pouvoir effectuer une nouvelle tentative. Une requête rejetée, alors que le règlement du powerlifting le prévoit pourtant. Déçue, la sportive pense, dans un premier temps, qu’il ne s’agit que d’une erreur. Persuadée de la bonne foi de l’assistant, elle a rapidement pris sa défense sur les réseaux sociaux.

Cependant, l’histoire a pris une autre tournure. Sous une vidéo, où les internautes dénonçaient son acte, l’assistant a commenté : « Je suis raciste, je l’ai fait exprès, bandes de demeurés. » Son geste était donc bien délibéré. Sonita Mulhu avait alors rapidement saisi la fédération. L’homme a été suspendu à vie de la fédération lituanienne.

Une plainte déposée

« Maintenant, je dois voir les choses autrement : quelqu’un a délibérément essayé de me faire du mal, déplore l’athlète. Et cela uniquement à cause de la couleur de ma peau. Et ça, ça m’a blessée d’une manière totalement différente. » Elle assure avoir perdu des sponsors après sa défaite. Par ailleurs, son équipe et elle ont décidé de porter plainte auprès de la fédération belge de powerlifting pour le deuxième essai refusé.

L’instance a assuré apporter tout son soutien à la sportive. « La fédération est sous le choc, c’est la première fois qu’une telle chose arrive, a-t-elle réagi. Nous condamnons fermement tout acte raciste au sein de notre sport. » Elle a indiqué avoir contacté la fédération internationale et celle de Lituanie pour demander une « analyse profonde de la situation ». D’autant que d’autres athlètes pourraient avoir subi des faits similaires.


L’IFP, la plus grosse fédération de powerlifting a également condamné les faits et le racisme subi par Sonita Mulhu. Elle a également fait savoir qu’elle serait plus attentive au profil des candidats engagés. Dans le cas de la sportive belge, il s’est avéré que le pareur lituanien ne cachait pas son adhésion aux idées d’extrême droite.