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ATHLETISMEKevin Mayer abandonne le décathlon après deux épreuves à Budapest

Mondiaux d’athlétisme 2023 : Kevin Mayer abandonne le décathlon après deux épreuves, immense coup dur pour les Bleus

ATHLETISMETouché au tendon d’Achille gauche, le double champion du monde du décathlon a abandonné le concours dès ce vendredi midi, lors des championnats du monde 2023 à Budapest
Kevin Mayer n'a participé qu'aux épreuves du 100 m et du saut en longueur, ce vendredi à Budapest, avant d'abandonner le décathlon sur ces Mondiaux.
Kevin Mayer n'a participé qu'aux épreuves du 100 m et du saut en longueur, ce vendredi à Budapest, avant d'abandonner le décathlon sur ces Mondiaux. - Matthias Schrader/AP/SIPA / SIPA
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

Le scénario redouté par tout l’athlétisme français a malheureusement eu lieu ce vendredi. Le leader de l’équipe de France, Kevin Mayer, champion du monde en titre, a abandonné le décathlon après seulement deux épreuves, aux championnats du monde d’athlétisme 2023 de Budapest. Le recordman du monde du décathlon, touché au tendon d’Achille gauche, avait prévenu qu’il ne prendrait aucun risque à un an des Jeux olympiques de Paris. Il s’arrête donc avant le lancer du poids, la troisième des dix épreuves. Le bilan de la France en Hongrie reste scotché à zéro médaille et sa principale chance d’adoucir ce bilan vient de s’envoler.

En 2022 aux Mondiaux d’Eugene (Oregon), Kevin Mayer avait ramené la seule médaille des Bleus. Le double médaillé d’argent olympique (2016 et 2021), vit donc une nouvelle désillusion, après son abandon en plein décathlon à Doha, lors des Mondiaux 2019. En août 2022, à l’Euro de Munich, il avait abandonné de façon similaire, juste après le 100 m, quelques semaines après sa victoire à Eugene.

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Il n’était que 16e après deux épreuves à Budapest

Après avoir couru ce vendredi le 100 m en 10''79, Kevin Mayer a sauté en longueur à 7,25 m, deux performances loin de son meilleur niveau, et réalisées le visage fermé. Au classement combiné, il était alors 16e, loin de ses principaux rivaux. « Il y a trop de risques. On reste sur notre ligne de conduite : l’échéance principale, c’est dans onze mois. On va aménager la saison prochaine pour se qualifier pour les JO. Il l’a fait avant Rio, il l’a fait avant Tokyo, il n’y a pas de raison que ça pose un problème », a indiqué ce vendredi son entraîneur Alexandre Bonacorsi.

A Budapest, Kevin Mayer (31 ans) a expliqué que son tendon d’Achille gauche le faisait souffrir depuis deux semaines et une séance d’entraînement de 400 mètres. « Ça se voit que ça fait mal, ne te mets pas dans la galère », lui a lancé Alexandre Bonacorsi ce vendredi matin, après ses trois essais à la longueur. Mardi, en conférence de presse, l’intéressé avait indiqué ne pas vouloir prendre de risque avec sa santé avant les Jeux olympiques de Paris.

Peu d’espoirs de médaille d’ici dimanche

« J’ai l’expérience d’une grosse blessure à Doha [fissure au tendon d’Achille gauche et déchirure lors des Mondiaux 2019], où j’avais trop poussé. J’avais mis jusqu’à février pour recommencer à courir. Je ne veux jamais que ça m’arrive avant Paris », avait-il lancé. « Kéké » ne revêtira donc sa cape de super-héros pour sauver une nouvelle fois une équipe de France en détresse. Les Bleus, devenus une petite nation dans la hiérarchie mondiale, ne visaient pas une razzia dans la capitale hongroise, mais ils espéraient une montée en puissance et quelques rayons de soleil, à un an de fouler le tartan violet du Stade de France à Saint-Denis.

Las, ils ne comptent pour l’instant que trois places de « finalistes » (Top 8) après six jours de compétition. Très peu d’athlètes ont profité des conditions pourtant parfaites de Budapest pour améliorer leur record, ou même pour réussir leur meilleure performance de la saison. Quelques minces espoirs subsistent avec Alice Finot (en finale dimanche du 3.000 m steeple), la demi-fondeuse Rénelle Lamote (en demies du 800 m ce vendredi), et les relais, principalement le 4x100 m masculin, qui a été particulièrement travaillé depuis deux ans. Mais vous l’aurez compris, on se dirige tout droit vers un inquiétant zéro pointé à un an des JO de Paris.

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