Le capitaine Rock Feliho.
Le capitaine Rock Feliho. — Catherine Steenkeste/SIPA

INTERVIEW

HBC Nantes: «Il faut que ce match devienne extraordinaire», estime Rock Feliho

Ce samedi, en 8e de finale retour de la Ligue des champions, les Nantais ont deux buts de retard à combler contre les Allemands de Rhein-Neckar

  • Le HBC Nantes joue ce samedi (19 h) à la H Arena (nouveau nom du palais des sports de Beaulieu) son 8e de finale retour de la Ligue des champions.
  • Les Nantais ont deux buts à remonter après leur revers (34-32) à l’aller.
  • Rock Feliho estime que le public va avoir un rôle majeur dans cette petite remontada.

Sans doute l’un des matchs de la saison. Ce samedi, à 19 h, dans la «H Arena» comme il faut désormais appeler le palais des sports de Beaulieu, le HBC Nantes va tenter de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Pour cela, il va falloir remonter deux buts aux Allemands de Rhein-Neckar, qui s’étaient imposés (34-32) il y a un peu plus de dix jours chez eux.

Après avoir tutoyé le sommet de l’Europe la saison dernière (finaliste de la Ligue des champions en mai), le capitaine nantais Rock Feliho espère évidemment que l’épopée européenne 2019 du « H » va se poursuivre pour donner « du piment, de l’excitation » à la fin de saison.

C’est LE match de la saison ?

C’est une place en quart de finale de la Ligue des champions. Ce n’est pas rien. Ça serait encore très fort de notre part d’y aller. Il ne faut pas banaliser un 8e de finale de la Ligue des champions. Tout le monde n’arrive pas à ce stade de la compétition. Regardez Montpellier. Les Héraultais ont gagné l’épreuve [contre le HBCN] l’année dernière et ils ne sont pas qualifiés pour les 8es cette année. C’est dur de s’établir parmi les meilleures équipes du monde. Pour notre troisième participation, on a réussi à se qualifier pour les 8es de finale.

Vous avez le sentiment qu’on est très exigeants avec vous ?

Oui, mais c’est normal car le club est ambitieux. On a tout le temps de gros objectifs devant nous. Cette exigence va sûrement avec le statut qu’on veut acquérir. En championnat, on est censés être en crise et pourtant on est deuxième derrière le PSG, qui n’a pas perdu un match. On fait 19 matchs de championnat, on en a perdu trois, dont deux contre Paris et un contre Chambéry. C’est fort quand même. Et là, on est encore en Ligue des champions après avoir surmonté une poule relevée. Donc il faut tout faire sauf banaliser ce qu’on réalise. Nous, on sait le travail que ça représente.

Un entraîneur [Anti] sur le départ, le demi-centre [Claire] aussi. Vous n’avez pas coulé après quelques soubresauts en interne…

La meilleure réponse qu’on peut donner c’est sur le terrain, plutôt que de faire des discours. On a du caractère quand même. Je n’en doutais pas trop car je connais mes partenaires. Des crises, on en a eu tous les ans et on a souvent su réagir. On a su se recentrer sur le sportif. A l’aller, à Rhein-Neckar, le bateau a tangué, on aurait pu couler, mais on s’est battus. On s’est arrachés.

Deux buts de retard ce n’est pas insurmontable ?

Pour remonter ce retard, il va falloir être très, très bons. Il faut que le match devienne extraordinaire, dans le sens pas ordinaire. On a deux buts à remonter, c’est la première fois pour nous qu’on a un handicap en match à élimination directe de Ligue des champions. On doit se sentir pousser des ailes et le public évidemment doit nous aider… On en a connu des matchs à Nantes, où dès le début on sentait que grâce à l’ambiance autour de nous, ce n’était pas possible qu’on perde. Ça doit être le cas samedi soir. Notre public peut avoir une immense influence sur le résultat.

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