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Zverev écourte une interview qui ne lui plaît pas après sa victoire

Roland-Garros 2026 : « C’est la deuxième question là-dessus »… Zverev écourte une interview car elle ne lui plaît pas

champion en boisLe vainqueur de Roland-Garros a mis fin de façon abrupte à un entretien avec « L’Equipe » au moment où a été abordée la question du traitement médiatique de son sacre, en raison des accusations de violences conjugales à son encontre
Julien Laloye

J.L.

C’est une victoire qui est rapidement apparue inéluctable aux suiveurs, au fur et à mesure que les autres favoris tombaient comme des mouches. Et on l’a assez écrit, elle ne nous ravit pas franchement au regard des deux femmes qui ont accusé Alexander Zverev de violences conjugales graves ces dernières années.

L’Allemand n’avait pas été interrogé directement ou indirectement sur le sujet lors de sa conférence de presse post-victoire - il n’aurait de toute façon pas accepté de répondre, comme depuis deux ans - mais notre confrère de L’Equipe s’y est risqué ce lundi dans la voiture qui transportait le champion de Roland-Garros pour une séance photo avec la Coupe des Mousquetaires.

« J’ai senti un grand soutien du public »

Jusque-là « enjouée et même chaleureuse », selon le quotidien sportif, la conversation s’est brusquement tendue lorsqu’a été abordée la question du traitement médiatique et populaire de son sacre. D’abord poli, Zverev s’est félicité du soutien du public parisien, relativement clément à son égard, il est vrai : « J’ai senti un grand soutien ces deux dernières semaines. J’avais le sentiment que tout le monde voulait que je gagne. Au cinquième set, je pense que j’ai reçu beaucoup plus de soutien ».

C’est ensuite que l’entretien a dégénéré, en quelque sorte. Relancé par le journaliste sur les atermoiements médiatiques dans la façon de parler de sa victoire, Zverev a joué l’indignation : « Attendez, déjà, ce n’est pas ce genre d’interview. Ensuite, vous savez qu’il a été prouvé que les accusations étaient fausses ? ».

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C’est faux, au passage, le joueur ayant simplement trouvé un accord avec la plaignante, qui est aussi la mère de son enfant, pour mettre fin à la procédure, en échange d’un gros chèque. Mais pas le temps de le confronter à son mensonge, puisque le 3e joueur mondial a mis fin à l’entretien dans la seconde. Faut-il séparer l’homme de l’artiste, donc ? On a notre petite idée.