Coupe du monde 2026 : « Ne pas avoir peur… » La Norvège va porter plainte auprès de la FIFA pour l’affaire Balogun
L’heure de rendre des comptes•La fédération norvégienne souhaite des explications au sujet de l’intervention de Donald Trump dans le dossier Folarin Balogun pendant la Coupe du monde20 Minutes avec AFP
La FIFA croyait pouvoir s’en tirer aussi facilement ? La Fédération norvégienne de football va porter plainte auprès du Comité d’éthique de la FIFA au sujet de la levée de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun durant la Coupe du monde. L’affaire avait donné lieu à une énorme polémique avant le match entre la Belgique et les Etats-Unis.
« Quand on contourne une règle comme celle-ci, on s’engage sur une pente glissante qui mettra tout le football en danger. Remettre en cause ses règles fondamentales constitue une menace pour ce sport », a souligné la présidente de la fédération, Lise Klaveness, dans une interview au Times. « Tout d’abord, cela n’aurait jamais dû arriver. Il est désormais essentiel d’avoir une communication honnête à ce sujet. Nous savons tous que ce verdict a été influencé par des forces extérieures et qu’il n’a pas suivi la procédure appropriée », a poursuivi la juriste de 45 ans.
« Nous avons besoin que le dirigeant de la FIFA reconnaisse qu’il s’agit d’une erreur », a-t-elle ajouté, alors que Donald Trump a assumé qu’il avait appelé Gianni Infantino pour lui signifier que le carton rouge devait être annulé.
« Mettre ça sous le tapis », ça ne passera pas
« Cette affaire est si grave et si préoccupante », insiste Klaveness, « que j’espère qu’elle contribuera à inciter les gens à se manifester davantage et à ne pas avoir peur de signaler de tels cas. » Le conseil d’administration de la NFF se réunira le 6 août. « Il est envisagé d’inclure l’affaire Balogun dans la saisine du Comité d’éthique de la FIFA que nous avions effectuée avant la Coupe du monde concernant la remise par la FIFA de son soi-disant Prix de la Paix », précise-t-elle à l’AFP.
Klaveness a également déclaré au Times être « déçue mais pas nécessairement surprise » par le manque de transparence de la FIFA dans cette affaire et par le fait qu’elle n’ait pas publié l’intégralité du jugement expliquant sa décision. « Essayer de mettre ça sous le tapis maintenant ne passera pas. Trop de gens ont eu le sentiment, entraîneurs, joueurs, supporters, que cela touchait de trop près le football », martèle la dirigeante.


















