Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Nos vœux (pieux) pour un tournoi encore meilleur l’année prochaine

Roland-Garros 2026 : Alcaraz et Fils sur pieds, les sœurs Williams en double… Nos souhaits pour l’année prochaine

dans la hotteAprès une édition 2026 de Roland-Garros à la fois surprenante et décevante, voilà de quoi booster l’intérêt du tournoi en 2027
Nos tips pour regarder Roland-Garros au bureau
Julien LaloyeWilliam Pereira

Julien Laloye, William Pereira

L'essentiel

  • L’édition 2026 de Roland-Garros a été mitigée avec une première semaine marquée par une canicule intense et des finales au rabais, tandis que l’absence d’Arthur Fils et d’Alcaraz ont pesé sur l’intérêt du tournoi.
  • Pour 2027, 20 Minutes a donc imaginé plusieurs idées pour rehausser l’intérêt du tournoi parisien.
  • Les retours de Fils et Alcaraz, l’entrée de Moïse Kouame dans le top 100 où encore la naturalisation d’une joueuse russe pour avoir avoir une chance d’aller loin dans le tableau féminin sont autant d’options envisagées.

De nos envoyés spéciaux à Roland-Garros,

Roland, c’est fini pour cette année, et l’on rentre avec un petit goût amer dans la bouche, après une première semaine rocambolesque et des finales poussives, pour ne pas dire totalement oubliables. Une édition mitigée, donc, à qui l’on pardonnera de ne pas toujours nous offrir du caviar à condition qu’elle se reprenne l’année prochaine. Voici quelques pistes modestement proposées par la rédaction des sports de 20 Minutes. A prendre ou à laisser.

Arthur Fils sur ses deux vertèbres

Nous concernant, on se rappelle encore où on était quand on a appris le forfait du meilleur joueur de la patrie et la réflexion qui a suivi : Ce Roland ne vaut pas la peine d’être vécu. On exagère, bien sûr, mais ce tournoi chamboule-tout a rappelé combien le 4e joueur à la Race avant le tournoi aurait pu tout casser cette année : depuis janvier il était large au-dessus des Fonseca, Mensik ou Cobolli qui ont illuminé la quinzaine. Croisons les doigts, donc, pour qu’il dispute enfin Roland-Garros à 100 % de ses moyens en 2027.

La canicule pour Sinner, on touche à rien

La première semaine sous un cagnard digne du désert de Gobi a bousculé toutes les certitudes. Des matchs en cinq sets de partout chez les hommes (31 en tout), et des favoris qui passent à la trappe en fonction de l’heure à laquelle on les a envoyés rôtir. Sinner en a fait les frais de manière spectaculaire, alors même que l’indicateur de stress thermique ne criait pas au feu les pompiers : « on ne s’est jamais réellement approchés des 30,1°, qui serait le premier palier à atteindre pour accorder les 10 minutes de pause, et encore plus loin du 32,2°, qui stoppe les matchs », explique Amélie Mauresmo. La preuve qu’il y a de la marge. Lâche-toi, le réchauffement climatique.

L'Italien Jannik Sinner, ou comme on préfère l'appeler, Jannik Sueur.
L'Italien Jannik Sinner, ou comme on préfère l'appeler, Jannik Sueur. - Thibault Camus/AP/SIPA

Alcaraz de retour, même en jouant de la main gauche

C’est quand l’Espagnol n’est pas là qu’on se rend à quel point sa personnalité solaire compte pour 50 % dans l’intérêt que porte le grand public au tennis. Il nous arrive parfois de cauchemarder en pensant à son poignet droit et à la perspective d’un destin à la Del Potro, qui ne s’est jamais remis de cette blessure chronique. Mais Carlitos est construit en titane, et au pire, on veut bien le voir à l’œuvre avec sa main gauche, comme sur les premières images qui ont filtré de son retour à l’entraînement ces derniers jours.

Encore moins de monde dans le box de Jodar

La dernière pépite sortie des usines ibériques s’est arrêtée en 8es de finale pour ses débuts sur la terre parisienne, mais avec ses grands compas et ses frappes de mammouth, on a sans doute assisté à la naissance d’un regen de Sinner. La seule question qui nous turlupine : va-t-il continuer longtemps à supporter son père, qui veille très jalousement sur ses intérêts. Rafael Jodar (oui, comme son fils) est la seule personne à le suivre au quotidien et interdit à quiconque d’occuper le box de son fils à part lui. Vous avez dit malaisant ?

Kouamé dans le tableau sans wild-card

Il a rendu notre vie délicieuse pendant quelques jours, et c’est déjà plus que 90 % des joueurs français de la dernière décennie. Merci pour ça Moïse, mais si cette histoire d’amour se révèle un feu de paille, on ne va pas être copains. Le plus jeune joueur qualifié au 3e tour d’un Grand Chelem depuis un certain Rafael Nadal doit viser l’intégration dans le grand tableau sans avoir besoin de wil-card dès l’an prochain. Cela voudrait dire rentrer dans le top 100, en gros, et toute autre progression serait une déception, sauf blessure en chemin, bien entendu.

Une naturalisation d’une joueuse russe qui marche

La jalousie nous a étreints quelques secondes au moment d’entendre Mirra Andreeva prononcer quelques mots dans la langue de Racine lors de son discours de victoire, samedi. Les rumeurs de naturalisation ont souvent bruissé à propos de la jeune russe, qui s’entraîne dans le Sud de la France depuis plusieurs années, mais elle a expliqué elle-même en début d’année qu’elle n’avait jamais été approchée par qui que ce soit, fédération française de tennis compris. Le choix s’est plutôt porté sur Ksenia Efremova, arrivée beaucoup plus tôt dans sa carrière sur notre territoire. Il sera temps pour elle, l’an prochain, de passer un ou deux tours à Roland-Garros, l’année de ses 18 ans.

Moins de trophées Tiramisu (et moins d’hommages)

A la cantine de Roland-Garros, on frôle parfois l’indigestion de frites, sauf les anciennes gloires de ce sport, qui passent plutôt à côté de l’overdose de tiramisu lors des hommages rendus par le tournoi. Stan Wawrinka, Caroline Garcia et Gaël Monfils, tous ont eu droit à leur part de gâteau, qui n’est en fait qu’un bout de court de Roland-Garros enfermé dans du verre. Ça fait sûrement son effet au-dessus de la cheminée, mais on vous avoue qu’on est un peu lassé de le voir servi à toutes les sauces. Et si on arrêtait avec ces hommages qui perdent en authenticité à mesure qu’ils sont copiés-collés ? On ne fera jamais mieux que les adieux à Rafa, de toute façon.

Vous reprendez bien un peu de tiramisu?
Vous reprendez bien un peu de tiramisu? - Antonio Borga/Sipa USA/SIPA

Moins d’Italiens en deuxième semaine

Un bon matin vous vous réveillez pour aller à Roland-Garros et vous vous retrouvez par hasard au Foro Italico. Trois Italiens en quarts de finale (Berretinni, Arnaldi et Cobolli), tous dans la même moitié de tableau. C’était trop pour tout le monde, y compris nos confrères transalpins : débordés le jour A avec leurs trois joueurs, au chômage technique le jour B. Que l’ordinateur qui assure le tirage fasse correctement son travail en les dispersant convenablement aux quatre coins du tableau. Tout ça pour quoi, en plus ? Un abandon absolument imprévisible de Berrettini, l’homme porcelaine, une gastro d’Arnaldi et un bizutage laborieux pour Cobolli en finale.

Des pin’s aussi pour les journalistes

C’est bien gentil de donner un pin’s par jour aux joueuses et joueurs de Roland-Garros, mais qui pense à nous, hein ? On s’y voit déjà, en train de les arborer fièrement le long du ruban de notre accréditation pour faire comme Mirra Andreeva. « C’est ce qui me garde motivée parce que j’en veux plus, disait la Russe pendant la quinzaine. Vous voyez ces pin’s, je peux avoir trois pin’s différents par jour. Donc je les ai tous amenés, tous ceux que j’ai eus jusqu’à présent. Un par match qu’on gagne. » Avec un par article écrit, on serait les rois du pétrole.

Une démonstration de chien-tennis sur le Chatrier

La fusion entre la nouvelle lubie canine du circuit et l’obsession de Gilles Moretton pour les dérivés du tennis a tout pour faire des étincelles. Après le padel et plus récemment le pickleball, le président de la FFT a une occasion en or de faire gonfler le nombre de licenciés en proposant une démonstration de tennis-chien, un sport dont les contours restent certes à inventer, mais qui rapportera à coup sûr 30.000 licences supplémentaires à la fédé, dont la moitié de chiens convertibles en ramasseurs de balle au besoin.


Mirra Andreeva pourra ramener Rassy pour une démonstration de tennis-chien en 2027
Mirra Andreeva pourra ramener Rassy pour une démonstration de tennis-chien en 2027 - Christophe Saidi/SIPA

Plus de polémiques sur la Tribune Bleue

La première semaine nous a paru bien vide dans les habituelles saillies pleines de mauvaise foi de joueurs étrangers traumatisés par le public de Roland-Garros. Il y a bien eu Vallejo contre Kouame, mais le Paraguayen a préféré la misogynie à la confrontation avec les supporters. Pour le reste, rien à se mettre sous la dent. Il faut dire que sans l’ambianceur en chef du Simonne-Mathieu, Corentin Moutet, éliminé dès le premier tour, on ne voit pas bien qui pouvait se charger d’attiser le feu des petits groupes de supporters de Roland pour aller emmerder un Chilien ou un Brésilien sur les annexes. Plus de polémiques sur la Tribune Bleue, c’est le (bon) signe qu’il y a encore des Français en lice à Roland-Garros.

Serena et Venus Williams qui vont nous chercher le double

Les sœurs Williams sont éternelles. Des mois et des mois que Venus truste les tableaux du double sur le circuit féminin, il fallait bien que Serena finisse par replonger dedans, elle aussi. L’ancienne numéro 1 mondiale, détentrice de 23 titres en Grand Chelem, va faire son retour en double au Queens au côté de Victoria Mboko, avant, qui sait, de revenir en simple. On l’imagine quand même plutôt entamer une tournée au côté de sa sœur pour aller chercher un ou deux titres majeurs en double, comme à la belle époque. A Roland-Garros, elles rempliraient encore le Chatrier sans aucun problème.