Mondial de handball: Dans les couches, dans les tribunes, sur le terrain... Les Experts racontent où ils étaient le jour de la finale de 2001

HANDBALL C’est là qu’on se rend vraiment compte que plusieurs générations se côtoient dans cette équipe…

Nicolas Camus

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L'équipe de France fête son titre de championne du monde, après avoir battu la Suède en finale, le 4 février 2001 à Bercy.
L'équipe de France fête son titre de championne du monde, après avoir battu la Suède en finale, le 4 février 2001 à Bercy. — FRANCOIS XAVIER MARIT / AFP

Le parallèle est inévitable. Le 4 février 2001, l’équipe de France était sacrée championne du monde de handball, après avoir battu la Suède à Bercy. Seize ans plus tard, les Bleus ont l’occasion de succéder à leurs glorieux aînés, dans cette même salle. Avant la finale face à la Norvège, ce dimanche, on a demandé à certains d’entre eux quels souvenirs ils avaient de ce match. Evidemment, pour Nedim Remili (21 ans), ils sont un peu plus flous que pour Thierry Omeyer (40 ans), déjà sur le terrain à l’époque.

Omeyer (24 ans à l’époque) : « C’est évidemment un très grand souvenir. C’était mon premier championnat du monde, et surtout la première grande compétition où je jouais. Parce que même si j’étais en Croatie pour l’Euro 2000, j’avais vécu la compétition des tribunes. Alors vivre son premier Mondial, sur le terrain, en France, ce sont des souvenirs immenses. Avec en plus mon premier titre tout court au bout. Je n’avais jamais rien gagné avant ça chez les séniors. Commencer par un titre de champion du monde, c’est pas mal ! Du temps a passé, je suis fier d’être toujours là, d’avoir l’occasion de gagner encore à la maison, 16 ans après ».

Après le quart de finale France-Allemagne, à Albertville.
Après le quart de finale France-Allemagne, à Albertville. - GERARD MALIE / AFP

Michaël Guigou (19 ans à l’époque) : « Je me souviens super bien, j’étais là-bas [il montre en endroit dans les tribunes de Bercy]. Demi-finale et finale, j’étais là. Honnêtement, je ne pensais pas qu’un jour, on ait l’occasion à nouveau de jouer un Mondial à domicile. Et surtout avec moi sur le terrain ! A ce moment-là, je n’avais pas encore fait un seul match en D1. Alors me dire qu’à 35 ans je serai toujours en équipe de France, en ayant vécu tout ce que j’ai vécu depuis… c’est avant tout une très grande fierté. Fierté de ce que j’ai vécu comme spectateur, tout là-haut, à vibrer comme un fou, de tout ce que j’ai vécu depuis, et de tout ce qu’on arrive encore à vivre aujourd’hui. J’espère qu’on va vibrer encore cette fois-ci ».

Luc Abalo (16 ans à l’époque) : « J’étais dans la salle. Avec le club d’Ivry, on avait aidé à l’organisation du Mondial des jeunes, alors on avait eu des places pour la finale. Mais du coup, on était très fatigué, je m’étais endormi un moment pendant le match. Jusqu’au but d’Anquetil en fait (égalisation à 22-22 alors qu’il ne reste que 10 secondes à jouer, pour arracher la prolongation). Où on était dans la salle ? Tout en haut ! »

Valentin Porte (10 ans à l’époque) : « Pfiou, en 2001, je ne regardais même pas le hand. Je savais à peine que ça existait. Je ne me rappelle absolument de rien de tout. Je vois les matchs, là en ce moment, parce qu’ils repassent à la télé. Mais c’est tout. Je jouais un peu, mais pour moi. Le hand, c’était jouer avec mes copains, je ne savais même pas que ça pouvait se jouer au haut niveau. La première fois que j’ai vu du handball, vraiment, c’était en 2006, quand je suis entré au sport études. Avant, je ne m’y intéressais pas ».

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Nedim Remili (5 ans à l’époque) : « Je devais être devant la télé, dans les bras de mon père ou de ma mère… Ah non pas de mon père, il devait être à Bercy [Kamel Remili est un ancien joueur, aujourd’hui dirigeant du club de Créteil]. Je ne sais pas si je regardais bien le match, je n’avais que 5 ans. J’ai connu le hand assez petit quand même. J’ai tenté d’autres sports, mais je n’ai jamais été loin des terrains de handball. Et puis un jour j’y suis venu pour de bon et je ne l’ai jamais quitté ».