Coupe de France : « Je suis sûr qu’il est possible aussi d’avoir un club de football de niveau professionnel à Pau »

INTERVIEW Joël Lopez, le vice-président du Pau FC, assure que le club peut se faire sa place face au rugby et au basket

Clément Carpentier

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Le tout nouveau stade du Pau FC peut accueillir 1.200 personnes en tribune.
Le tout nouveau stade du Pau FC peut accueillir 1.200 personnes en tribune. — C.Calva / Pau FC
  • Le Pau FC, club de National, accueille les Girondins ce jeudi (20h55) en 16e de finale de Coupe de France.
  • Auteur d’une bonne saison en National (4e après 18 journées), les Béarnais espèrent créer la surprise face à Bordeaux.
  • Joël Lopez, le vice-président du Pau FC, explique à 20 Minutes comment le football tente de se faire sa place dans une ville avant tout fan de rugby et de basket.

Un derby aquitain de haut niveau est donc bien possible. Il aura lieu ce jeudi (20h55) entre le Pau FC et les Girondins de Bordeaux en 16e de finale de la Coupe de France. Le club de National reçoit son voisin et club phare de la région au stade du Hameau. Près de 15.000 personnes sont attendues.

C’est le premier affrontement en match officiel entre les deux équipes depuis 1958. Mais c’est bien sûr avant tout un immense événement pour les Palois. Rarement mis sur le devant de la scène à cause de la très forte concurrence du rugby (la Section Paloise) et du basket (L’Elan Béarnais), le Pau FC vit un peu son quart d’heure de gloire. Une grande joie que confie Joël Lopez,​ le vice-président du club, à 20 Minutes.

Joël Lopez, le vice-président du Pau FC.

Comment vivez-vous ces dernières heures avant la rencontre ?

On est ravi d’avoir un tel rayonnement et engouement cette semaine. La magie de la Coupe de France opère aussi pour nous aujourd’hui. C’est une belle récompense pour beaucoup de personnes. On va essayer d’en faire profiter le plus grand nombre. Il y a déjà d’énormes retombées à l’image de l’affluence même si la rencontre se joue un jeudi soir. Le match sera aussi diffusé en prime time sur une chaîne de télévision.

Ce n’est pas toujours évident pour vous d’exister ici à Pau.

Nous sommes le premier sport en termes de licenciés mais on est sur une terre de rugby avant tout. Je suis persuadé que l’on peut exister. Il y a un vrai potentiel. Je suis sûr qu’il est possible aussi d’avoir un club de football de niveau professionnel à Pau malgré la très forte concurrence des autres sports. Il y a la place et le potentiel pour exister.

Financièrement est-ce que possible ?

On a de l’ambition, c’est clair. On progresse un peu plus chaque année. On est à deux millions d’euros de budget cette saison. C’est l’un des plus petits budgets de National (l’avant-dernier du championnat) mais on évolue doucement mais sûrement. Je pense qu’à long terme, on peut envisager de jouer à l’étage supérieur.

Après des années compliquées, le club va-t-il mieux ?

Oui depuis deux ans, on est reparti sur un nouveau projet. On veut surtout se professionnaliser. On a un nouveau stade depuis peu, il est évolutif (1.200 places). On ne pouvait plus cohabiter avec le rugby au Hameau notamment à cause de la pelouse. On a un bon staff (l’entraîneur est Bruno Irlès) avec des résultats (4e du championnat). Aujourd’hui, on ne fait pas de complexe. Il faut faire avancer le Pau FC.

Que représente ce derby pour vous ?

C’est un match forcément particulier. On est heureux de les recevoir. On suit de près le nouveau projet des Girondins, il est intéressant. On regrette juste de devoir les accueillir sur une pelouse qui sera sûrement très très compliquée. Il va falloir s’adapter pour eux mais aussi pour nous.

Il y a toujours un projet de partenariat entre les deux clubs ?

Oui, c’est un projet que l’on évoque toujours avec eux. Il y a eu des rencontres avec les dirigeants. On est en phase avec les Girondins.