OL-Zénith : Faut-il déjà s’inquiéter pour le Lyon de Sylvinho, qui mise sur « beaucoup de discipline » ?

FOOTBALL L’OL, qui a signé un quatrième match consécutif sans victoire, mardi face au Zénith Saint-Pétersbourg (1-1), intrigue actuellement avec son jeu offensif assez terne

Au Parc OL à Décines, Jérémy Laugier

— 

Si Memphis Depay est parvenu à égaliser sur penalty mardi, l'OL a encore été poussif offensivement face au Zénith Saint-Pétersbourg (1-1).
Si Memphis Depay est parvenu à égaliser sur penalty mardi, l'OL a encore été poussif offensivement face au Zénith Saint-Pétersbourg (1-1). — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • Les Lyonnais ont manqué leur entrée dans la Ligue des champions, mardi face au Zénith Saint-Pétersbourg, en concédant un nul sans panache (1-1).
  • Dans cette période négative de quatre matchs sans succès, l’évolution offensive de l’OL de Sylvinho interpelle, tant l’équipe « manque de créativité ».

Il ne fait pas bon être un cadre de l’OL avec Sylvinho comme coach. Après Moussa Dembélé contre Bordeaux (1-1) et Memphis Depay à Amiens (2-2), Houssem Aouar a à son tour vécu la mésaventure de ne même pas entrer en jeu, mardi contre le Zénith Saint-Pétersbourg (1-1). Un choix pouvant sembler étrange au vu du peu de créativité proposé par les Lyonnais durant ce premier match de Ligue des champions, hormis les fulgurances de Jeff Reine-Adélaïde.

Sylvinho a sans surprise tenu à positiver après cette quatrième contre-performance consécutive (trois nuls et une défaite) : « Je pense que nous aurions dû gagner vu le contenu du match. Notre équipe est jeune et elle a besoin de soutien de la part de tout le monde, du public, de l’encadrement ». Conscients de la valeur très moyenne de leurs adversaires du soir, ses joueurs ont laissé transparaître une note plus négative. « Nous sommes déçus et frustrés, reconnaît ainsi Anthony Lopes. Je pense qu’on avait les armes pour gagner ce match. C’est sûr qu’il y avait mieux à faire ce soir. »

« On sait qu’on aurait dû l’emporter »

Lucas Tousart, qui souhaitait « inverser la spirale » mardi, est sur la même longueur d’onde : « On sentait qu’il y avait largement la place de prendre trois points face à cette équipe. La Ligue des champions est une compétition qui va très vite et on sait qu’on aurait dû l’emporter ce soir. On a tous des regrets. » En gagnant juste après à Lisbonne (1-2), le RB Leipzig a ainsi pris un premier avantage en vue d’une qualification pour les 8es de finale de l’épreuve.

Mais plus que la situation comptable dans ce groupe G s’annonçant très serré, c’est le projet offensif minimaliste constaté contre Bordeaux (1-1), en deuxième période à Amiens (2-2) ou à nouveau mardi qui interpelle. Puni par une combinaison d’école entre Artem Dzyuba et le buteur iranien Sardar Azmoun, permise par un mauvais alignement de Léo Dubois (0-1, 41e), l'OL n’a évité le pire que grâce à un penalty heureux provoqué et converti par Memphis Depay (1-1, 51e).

« On sait très bien qu’il nous faut cette folie offensive »

Avec des latéraux Youssouf Koné et Léo Dubois encore bridés dans leurs montées et des changements tardifs et sans influence sur la rencontre (Maxwel Cornet pour Bertrand Traoré et Martin Terrier à la place de Jeff Reine-Adélaïde), cet OL ne parvient plus à se lâcher comme lors du récital référence contre Angers (6-0), il y a un mois. Lucas Tousart tente de fournir une explication à cette apathie offensive.

Peut-être que ça va venir, chaque chose en son temps. C’est vrai qu’il y a des nouvelles consignes sur lesquelles le coach insiste beaucoup. Le football, ça passe avant tout par une bonne assise défensive. Mais on sait très bien qu’il nous faut cette folie offensive qu’on avait les dernières années pour marquer des buts. Elle avait été là les deux premiers matchs et elle n’a pas disparu comme ça. Là, on est un peu plus dans le dur, nous n’avons pas été saignants dans les zones de finition ce soir. Il nous a manqué de la créativité et de l’inspiration. »

Dans le même temps, Anthony Lopes pointe « une belle solidité défensive », contrairement aux précédentes saisons. « Tout le monde a fait ce qu’il devait faire avec beaucoup de discipline », souligne pour sa part Jeff Reine-Adélaïde. Ce football « de discipline », restrictif depuis un mois, a en tout cas été conspué par le Parc OL au coup de sifflet final mardi. L’approche tactique du choc contre le PSG dimanche (21 heures) en dira long sur les véritables ambitions de cet OL version Sylvinho.